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Nicaragua : Washington appelle à l’arrêt des violences et à des élections anticipées

Marvin Recinos, AFP

Washington a appelé mardi le président du Nicaragua Daniel Ortega à faire immédiatement cesser les violences, qui ont causé la mort de plus de 280 personnes en trois mois, et à organiser des élections anticipées.

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Le vice-président américain Mike Pence a haussé le ton envers le président du Nicaragua, mardi 24 juillet, appelant Daniel Ortega à faire immédiatement cesser les violences qui ont causé la mort de plus de 280 personnes en trois mois dans le pays.

"Il est indéniable que l'Etat encourage la violence au Nicaragua. La propagande d'Ortega ne trompe personne et ne change rien", a tweeté Mike Pence, avançant un bilan de "plus de 350 morts aux mains du régime". "Les États-Unis appellent le gouvernement Ortega à arrêter la violence MAINTENANT et à organiser des élections anticipées – le monde regarde!".

Lundi, cinq personnes, dont une étudiante en médecine brésilienne, ont été tuées lors de nouveaux incidents violents impliquant les forces de l'ordre. L'étudiante, âgée de 32 ans, a été abattue alors qu'elle rentrait dans son domicile situé dans le sud-ouest de Managua, a déclaré mardi à l'AFP Ernesto Medina, recteur de l'Université américaine (UAM).

Le Brésil rappelle son ambassadeur au Nicaragua

En réaction, le Brésil a annoncé qu'il rappelait son ambassadeur à Managua. "Le gouvernement brésilien condamne l'aggravation de la répression et l'usage disproportionné et létal de la violence, ainsi que le recours à des groupes paramilitaires pour des opérations coordonnées par les équipes de sécurité", a annoncé un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

La police a de son côté nié être responsable de ce décès qu'elle attribue à un agent de sécurité privé.

>> A voir sur France 24 : Nicaragua : le marché de Managua plombé par la crise politique

Quatre personnes ont également été tuées à Jinotega, à 162 km au nord de Managua, lors d'une opération policière et paramilitaire, a rapporté le Centre nicaraguayen pour les droits de l'homme (Cenidh).

La contestation, lancée le 18 avril contre une réforme des retraites abandonnée depuis, s'est rapidement généralisée pour dénoncer la confiscation du pouvoir par l'ancien guérillero de 72 ans. Daniel Ortega est accusé d'avoir mis en place avec son épouse Rosario Murillo, qui occupe les fonctions de vice-présidente, une dictature marquée par la corruption et le népotisme.

Il a écarté lundi 23 juillet toute idée de démission, dans une interview à la chaîne américaine Fox News, assurant qu'il comptait aller jusqu'au bout de son mandat, en 2021, alors que la rue continue d'exiger sa démission après trois mois de violences. "Avancer les élections créerait de l'instabilité, de l'insécurité et ne ferait qu'empirer les choses", a déclaré le dirigeant nicaraguayen.

Avec AFP et Reuters

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