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Ahed Tamimi, icône de la résistance palestinienne, libérée et de retour en Cisjordanie

L'activiste Ahed Tamimi de retour dans son village de Nabi Saleh, en Cisjordanie, le 29 juillet
L'activiste Ahed Tamimi de retour dans son village de Nabi Saleh, en Cisjordanie, le 29 juillet Abbas Momami, AFP

L'activiste palestinienne Ahed Tamimi a été libérée dimanche de la prison israélienne de Sharon avec sa mère, et a rejoint son village de Nabi Saleh, en Cisjordanie occupée, après huit mois d'emprisonnement.

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Les autorités israéliennes ont libéré l'adolescente palestinienne Ahed Tamimi, emprisonnée depuis l'hiver dernier pour avoir giflé deux soldats israéliens en Cisjordanie occupée. Elle a rejoint ses proches dimanche 29 juillet au petit matin, et a été accueillie sur place par de nombreuses personnes brandissant des drapeaux palestiniens.

Un porte-parole des services pénitentiaires israéliens a confirmé que la jeune fille avait quitté la prison de Sharon, avec sa mère, Narimane, également incarcérée à la suite de l’incident.

Elles ont été conduites par des soldats israéliens jusqu'à leur village de Nabi Saleh. En larmes, l'adolescente a embrassé les membres de sa famille et les soutiens venus l'accueillir, sur un petit chemin menant à la bourgade. Puis, le père, Bassem, encadré de sa fille et de son épouse, les a accompagnées jusqu'à la maison familiale, sous les cris de la foule scandant: "Nous voulons vivre libres!"

Ahed Tamimi, 17 ans, est devenue une icône de la lutte pour la création d'un État palestinien depuis son altercation avec le soldat le 15 décembre dans son village de Nabi Saleh, filmée par sa mère et retransmise en direct sur Facebook. Elle avait 16 ans au moment des faits. Issue d'une famille connue pour sa lutte contre l'occupation israélienne, elle avait déjà été impliquée dans une série d'incidents avec des soldats, dont les images avaient fait le tour du monde.

"La résistance continue"

Ahed Tamimi avait accepté en mars un accord à l'amiable avec la justice, selon les termes duquel elle devait effectuer une peine de huit mois de prison. Une peine aussi lourde que le soldat israélien Elor Azaria, condamné à neuf mois pour avoir abattu un assaillant palestinien blessé qui ne posait plus aucun danger.

Face à un mur de caméras, les épaules recouvertes d'un keffieh, châle blanc et noir symbole de la résistance palestinienne, Ahed Tamimi a adressé des remerciements à la foule venue l'accueillir. "La résistance continue jusqu'à ce que l'occupation prenne fin", a-t-elle clamé, sa voix recouverte par les cris de ses soutiens.

>> À (re)lire: Ahed Tamimi, figure de proue de la lutte contre l'occupation israélienne

"Ahed Tamimi a été libérée, mais des centaines d'enfants palestiniens restent derrière les barreaux et ne bénéficient d'aucune attention", a déclaré le directeur de l'ONG Human Rights Watch en Israël, Omar Shakir, en dénonçant des "mauvais traitements endémiques" pour les mineurs dans ce système.

Samedi, la police des frontières a arrêté deux Italiens et un Palestinien qui avaient peint sur le mur de séparation israélien en Cisjordanie occupée un portrait géant de l'adolsescente, sur une hauteur de plus de quatre mètres. Il leur est reproché "d'abîmer et de vandaliser le mur de sécurité dans la zone de Béthléem", selon un communiqué de presse de la police israélienne.

Deux Italiens et un Palestinien arrêtés pour avoir peint une fresque géante d'Ahed Tamimi

Ahed Tamimi devait donner pour sa part une conférence de presse dimanche après-midi.

Avec AFP

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