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Un dirigeant d'Amazon estime que son entreprise n'a pas à se soucier des destructions d'emplois qu'elle engendre

Une employée d'Amazon, en train d’empaqueter un article. Sur la boîte, le logo de l'entreprise.
Une employée d'Amazon, en train d’empaqueter un article. Sur la boîte, le logo de l'entreprise. Bloomberg / Contributeur / Getty Images

Jeff Bezos avait promis d'ouvrir des discussions sur la régulation d'Amazon. Pas sûr que le vice-président de l'entreprise américaine soit finalement du même avis.

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"Amazon cause de gros dommages aux commerçants qui paient des impôts. Les villes et les États à travers les [États-Unis] sont touchés – et de nombreux emplois perdus !". Dans un tweet posté en août 2017, Donald Trump accusait Amazon de causer des destructions d'emplois. Un an plus tard, Russell Grandinetti, le senior vice-president de l'entreprise, s'est exprimé sur ce sujet. Verdict ? Il n'en a pas grand chose à faire.

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Dans une interview au Sunday Times publiée dimanche 29 juillet, Russell Grandinetti a ainsi expliqué que c'était le rôle du gouvernement et de la société que de gérer les conséquences que pouvait avoir Amazon en matière d'emplois. "Je ne pense pas que ce soit notre boulot de faire quoi que ce soit d'autre qu'essayer d'être très bon dans ce que nous faisons", a-t-il dit.

Objectif croissance

Il estime que son objectif est de se concentrer sur la croissance de l'entreprise, quitte à faire fi des (nombreuses) critiques qui visent Amazon. Le géant de la vente en ligne en effet, est régulièrement pointé du doigt pour sa capacité à parfois contourner les impôts – en France, il a été visé par un redressement fiscal qui s'est conclu par un accord avec le fisc –, ou pour ses conditions de travail jugées très difficiles.

Russell Grandinetti a indiqué que les investisseurs d'Amazon se réjouissaient du fait que l'entreprise se focalise sur les revenus, avant de rappeler qu'elle avait aussi été à l'origine de création d'emplois. Selon lui, 100 000 contrats auraient été signés l'an passé aux États-Unis, 5 000 en Grande-Bretagne.

Jeff Bezos, le PDG d'Amazon, avait affirmé à plusieurs reprises être prêt à engager un débat sur la régulation du géant, qui pèse aujourd'hui 178 milliards de dollars, soit environ 150 milliards d'euros.

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