Accéder au contenu principal

Bemba et Katumbi de retour en RD Congo pour déposer leur candidature à l'élection présidentielle

Les opposants congolais Jean-Pierre Bemba, à gauche, et Moïse Katumbi, à droite, préparent leur retour en République démocratique du Congo.
Les opposants congolais Jean-Pierre Bemba, à gauche, et Moïse Katumbi, à droite, préparent leur retour en République démocratique du Congo. Montage, Archives AFP

Les opposants Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi ont préparé lundi leur retour en République démocratique du Congo, respectivement pour mercredi et vendredi, afin de déposer leur candidature à l'élection présidentielle avant la date butoir du 8 août.

PUBLICITÉ

Les deux opposants au président Kabila pourront-ils se présenter à la prochaine élection présidentielle ? Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi ont en tout cas préparé lundi 30 juillet leur retour en République démocratique du Congo afin de déposer leur candidature.

Les autorités congolaises ont prévenu que Moïse Katumbi serait "entre les mains de la justice" s'il rentre. À la différence de Jean-Pierre Bemba, pour lequel elles ont déjà accepté de délivrer un passeport après son acquittement début juin par la Cour pénale internationale (CPI). Lundi soir, le gouverneur de Kinshasa a donné des garanties de sécurité pour son retour en provenance de Bruxelles après onze ans d'absence.

Le gouverneur a accepté de détacher une dizaine de policier pour la garde rapprochée de Jean-Pierre Bemba, a indiqué l'un de ses collaborateurs à l'AFP à l'issue d'une réunion avec le Mouvement pour la libération du Congo (MLC, parti de Jean-Pierre Bemba).

Risque d'arrestation pour Moïse Katumbi

Jean-Pierre Bemba voulait arriver dès mardi 31 juillet dans son fief familial de Gemena, dans le Nord-Ouest. "Le gouvernement n'a pas pu accorder l'autorisation d'atterrissage du vol directement à Gemena", a déclaré sur place le MLC à des fidèles dépités.

Lundi également, l'opposant Moïse Katumbi a officiellement envoyé une demande à l'aviation civile pour atterrir vendredi 3 août dans son fief de Lubumbashi en provenance de Johannesburg, où il se trouve. Ex-proche du président Kabila passé à l'opposition en 2015, Moïse Katumbi a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière. Il est également poursuivi pour recrutement de mercenaires, et le procès a été renvoyé au 10 octobre.

>> À lire : RD Congo : l'heure de vérité pour Kabila, Katumbi et Bemba en vue de la présidentielle

"Des farces judiciaires" a déclaré la semaine dernière son avocat parisien Éric Dupond-Moretti, qui précise : "Rien n'interdit qu'il rentre en RDC (...) S'il y a arrestation, elle sera purement arbitraire".

Le ministre congolais des Affaires étrangères avait effectivement déclaré mi-juin que si Jean-Pierre Bemba "pourra rentrer" s'il le désire, en revanche Moïse Katumbi "sera entre les mains de la justice comme cela a été prévu s'il rentre au pays".

L'élection prévue le 23 décembre prochain doit désigner le successeur du président Kabila, qui ne peut pas se représenter mais maintient le suspense jusqu'à la date butoir du 8 août.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.