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Centrafrique : RSF réclame une enquête sur l'assassinat de journalistes russes

Des soldats de la Minusca patrouillent à Gamboula, en République centrafricaine, début juillet.
Des soldats de la Minusca patrouillent à Gamboula, en République centrafricaine, début juillet. Florent Vergnes, AFP

Après le meurtre, en Centrafrique, de trois journalistes russes qui enquêtaient sur la présence d'une société paramilitaire russe dans le pays, Reporters sans frontières réclame à Bangui et Moscou une investigation "sérieuse et approfondie".

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Reporters sans Frontières (RSF) a réclamé mercredi 1er août aux autorités centrafricaines et russes "une enquête sérieuse et approfondie" pour identifier les auteurs de l'assassinat de trois journalistes russes dans la nuit de lundi à mardi en Centrafrique.

"Orhan Djemal, célèbre reporter de guerre indépendant, Kirill Radtchenko, caméraman, et Alexandre Rasstorgouïev, documentariste, ont été assassinés par un groupe d'hommes armés non-identifiés" alors qu'ils enquêtaient sur l'implication de mercenaires russes en Centrafrique pour Tsour, "un média d'investigation en ligne appartenant à Mikhaïl Khodorkovski, l'un des principaux opposants de Vladimir Poutine", indique RSF dans un communiqué.

Une enquête la présence de mercenaires

"Selon les informations obtenues par RSF, les trois journalistes se trouvaient sur le territoire centrafricain depuis quelques jours pour enquêter sur la présence et le rôle de mercenaires appartenant à Wagner, une société militaire privée russe également connue pour ses activités en Syrie", poursuit l'ONG.

"Plus de quatre ans après la mort de la photojournaliste Camille Lepage, ce triple assassinat vient rappeler à quel point il reste extrêmement dangereux pour les journalistes de témoigner du conflit en République centrafricaine", estime Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, qui condamne "avec la plus grande fermeté ces assassinats".

RSF rappelle que les assassins de Camille Lepage, photojournaliste française de 26 ans tuée le 12 mai 2014, n'ont toujours pas été identifiés et a critiqué "plusieurs dysfonctionnements dans l'enquête".

La République centrafricaine occupe la 112e place sur 180 dans le classement 2018 de la liberté de la presse établi par RSF.

Avec AFP

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