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La Tunisie sur le point d'accueillir un bateau de migrants bloqué depuis 2 semaines

Un membre de la garde nationale tunisienne, à la recherche de migrants illégaux, contrôle un bateau de pêche, en 2015.
Un membre de la garde nationale tunisienne, à la recherche de migrants illégaux, contrôle un bateau de pêche, en 2015. Fethi Belaid, AFP

La Tunisie accueillera mercredi matin, dans le port de Zarzis, un navire humanitaire transportant 40 migrants africains, a annoncé le Croissant-Rouge. Le navire est coincé en Méditerranée depuis deux semaines.

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Le Sarost 5 va finalement pouvoir accoster en Tunisie, mercredi 1er août. Ce navire, qui transporte 40 migrants africains, doit arriver dans la matinée dans le port de Zarzis, dans le sud de la Tunisie, a précisé Monji Slim, membre de l'organisation humanitaire le Croissant-Rouge. Deux femmes enceintes se trouvent parmi les migrants qui ont pu recevoir de l'aide et de la nourriture, a déclaré Slim.

La Tunisie avait initialement affirmé qu'il appartenait à Malte et à l'Italie d'accueillir le navire tunisien qui avait porté secours en mer aux migrants dont le point de départ n'a pas été établi pour l'instant.

>> À lire sur InfoMigrants : Le Sarost 5 toujours bloqué au large de la Tunisie : situation confuse dans les eaux tunisiennes

Le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, avait finalement déclaré, le 28 juillet, que "pour des raisons humanitaires", son pays allait accueillir les rescapés, mais ces derniers étaient depuis toujours bloqués au large de Zarzis.

Le nouveau gouvernement italien a, quant à lui, décidé de fermer ses ports aux navires humanitaires affirmant que l'Union européenne devait faire preuve de solidarité avec l'Italie dans l'accueil des migrants qui embarquent pour la plupart sur les côtes libyennes.

>> À voir aussi : Migrants bloqués au large de la Tunisie : "Ils sont à bout de force"

Au moins 80 migrants sont morts noyés lorsque leur bateau a fait naufrage au large des côtes de la Tunisie au mois de juin. Les passeurs utilisent de plus en plus fréquemment la Tunisie comme point d'embarquement des migrants depuis que les gardes-côtes libyens, soutenus par des groupes armés, ont renforcé leurs contrôles.

Avec Reuters

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