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Découvertes

Un groupe de mannequins porte plainte contre les agences les ayant forcées à maigrir à outrance

© Getty Images / xPACIFICA

Texte par Perrine SIGNORET

Dernière modification : 02/08/2018

Les agences s'étaient octroyées un droit de regard sur leur physique... et sur leur vie privée.

Elite, Next, Major, Wilhelmina, MC2 Models ou encore Click. Ces noms qui ne vous disent peut-être rien sont ceux d'agences de mannequins parmi les plus importantes du secteur. Selon les informations du Daily Mail, plusieurs modèles ont porté plainte contre ces entreprises aux États-Unis. Elles les accusent de les forcer constamment à maigrir, et de ne pas respecter leur vie privée.

VOIR AUSSI : La mention "photo retouchée" sera bientôt obligatoire en France sur les photos de mannequins

La plainte groupée qu'a pu consulter Daily Mail contient plusieurs témoignages. Les mannequins y racontent avoir subi des pressions pour perdre du poids en faisant plus de sport ou à défaut, pour subir des opérations de chirurgie esthétique comme des liposuccions des cuisses. Plusieurs fois par semaine, celles qu'on invitait aussi régulièrement à changer de coupe de cheveux ou de style vestimentaire étaient convoquées dans les bureaux de leur agence. Elles étaient alors pesées, mesurées, et "inspectées".

Une vie privée pas vraiment privée

Les mannequins qui avaient des contrats avec des marques comme L'Oréal, J.Crew ou encore Macy's, sorte de "Galeries Lafayette" américain, dénoncent également la manière dont elles vivaient. L'une d'entre elles, Marcelle Almonte, explique que son agence la forçait à payer 1 850 dollars par mois pour un appartement de deux chambres... qu'elle partageait avec huit autres collègues. Elles n'étaient pas toujours payées pour les campagnes de publicité qu'elles réalisaient, mais devaient en revanche assurer quelques "extras" gratuitement.

Eleni Tzimas, en contrat chez Elite Models durant sept ans, jusqu'en 2005, dévoile par exemple qu'elle et d'autres modèles étaient prises en photo plusieurs fois par an par leur agence – sans être rémunérées –, pour vérifier que leur sillouhette en maillot de bain correspondait toujours aux normes drastiques du milieu. Elles devaient assister à des événements comme des dîners avec des personnes connues comme Donald Trump pour booster leur carrière. On conseillait à d'autres de quitter leur petit ami militaire pour le remplacer par une célébrité ou un athlète de haut niveau.

Dans la plainte, elles écrivent qu'il n'y a définitivement "rien de beau dans la manière dont l'industrie de la mode à New York traite ses mannequins". Elles demandent aujourd'hui des dizaines de milliers de dollars de compensation financière.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 02/08/2018