Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DANS LA PRESSE

Jamal Khashoggi: "Ce dont le monde arabe a le plus besoin, c'est de la liberté d'expression"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Affaire Khashoggi: le début de la fin pour MBS?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Crise politique en Algérie : l'étau se resserre autour du président de l'Assemblée

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La colère de Jean-Luc Mélenchon face aux perquisitions divise sur la toile

En savoir plus

LE DÉBAT

Brexit/UE : la peur du vide ?

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Avec "Forte", Salim Saab rend hommage aux femmes artistes du monde arabe

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Festival Lumière de Lyon : Jane Fonda à l’honneur

En savoir plus

FOCUS

La frontière irlandaise, pierre d'achoppement du Brexit

En savoir plus

FACE À FACE

Macron - Mélenchon : l'art de la dramatisation

En savoir plus

Découvertes

Et si Stonehenge avait finalement été construit par des Gallois ?

© Elias Gayles/Flickr

Texte par Benjamin BRUEL

Dernière modification : 02/08/2018

L'analyse d'ossements exhumés à Stonehenge semble montrer que des personnes originaires de l'ouest du Pays de Galles, à plus de 200 km du site mégalithique, ont participé à sa construction.

Des analyses scientifiques montrent que des os exhumés sur le site de Stonehenge, monument mégalithique situé dans le sud de l’Angleterre, proviendraient de l’ouest du Pays de Galles, à plus de 200 kilomètres. Comment sont-ils arrivés là ?

VOIR AUSSI : La sécheresse a permis de découvrir de nouveaux sites archéologiques au Royaume-Uni et en Irlande

Le site de Stonehenge a encore bien des mystères à nous révéler. Une nouvelle étude, dirigée par des chercheurs de l’université d’Oxford et publiée dans la revue Scientific Reports de Nature, a réussi à retracer l’origine de personnes ayant été incinérées et enterrées il y a 5 000 ans sur le site de Stonehenge.

Des os qui racontent une histoire

Les ossements appartiennent à au moins 10 individus – sur 25 personnes dont les restes ont été analysés par les scientifiques – qui ne sont pas natifs de la région du Wessex, où se situe Stonehenge, ou même d'Angleterre. Ces personnes viendraient de l’ouest du Pays de Galles, à plusieurs dizaines de kilomètres de là.

Ces découvertes ont été permises en extrayant les isotopes du stronium des ossements incinérés, qui permettent de savoir où un individu a passé les dernières années de sa vie. Une technique qui n’était, jusqu’à très récemment, pas au point. Les analyses ont été réalisées sur de petits extraits de crânes qui étaient enterrés dans les "trous d’Aubrey", un vaste cercle de 56 cavités entourant les pierres de Stonehenge encore debout. Ils ont pour la première fois été exhumés en 1920 par le colonel William Hawley, avant d’être à nouveau enterrés, pour finalement être analysés par des scientifiques à partir de 2008.

Les plus anciens os datent de 3 000 ans avant notre ère et les plus récents de 2 500 ans. Leur origine semble également correspondre à celle des "pierres bleues de Stonehenge", qui composent le cercle intérieur du monument et sont originaires de la région du Pembroke, à l’extrême ouest du Pays de Galles.

Les personnes incinérées et enterrées sont-elles les mêmes que celles qui ont transporté les "pierres bleues" ? Se pourrait-il que ces personnes soient celles à l’origine de la construction de la structure ? Mystère, pour le moment. Néanmoins, selon le Guardian, les chercheurs ne peuvent pas "prouver" qu’il s’agit des bâtisseurs de Stonehenge, mais les premières crémations semblent "étonnamment" proches de la période où a commencé la construction de cette structure.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 02/08/2018