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Irak : un Français et une Allemande condamnés à perpétuité pour appartenance à l'EI

Une vingtaine de femmes étrangères, dont des ressortissantes turques, allemandes et azerbaïdjanaises, ont déjà été condamnées à mort.
Une vingtaine de femmes étrangères, dont des ressortissantes turques, allemandes et azerbaïdjanaises, ont déjà été condamnées à mort. AFP Archives

La Cour pénale centrale irakienne a condamné Lahcen Ammar Gueboudj, un Français de 55 ans, et Nadia Rainer Hermann, une Allemande âgée de 22 ans, à des peines de prison à perpétuité pour appartenance à l’organisation État islamique.

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Lahcen Ammar Gueboudj, un Français de 55 ans, et Nadia Rainer Hermann, une Allemande âgée de 22 ans, ont été condamnés, lundi 6 août, à des peines de prison à perpétuité par la Cour pénale centrale irakienne pour appartenance à l’organisation État islamique (EI). Le verdict peut être contesté en appel.

Lahcen Ammar Gueboudj, cheveux blancs coupés courts, barbe de quelques jours et uniforme marron des prisonniers, a répondu durant une demi-heure aux questions du juge. Il a d'emblée démenti toutes ses déclarations obtenues lors d'interrogatoires et citées par le juge. "J'ai signé des aveux en arabe sans savoir ce qui était écrit", a affirmé l'homme qui s'exprimait en français, avec un fort accent du sud de la France.

"Je n'aurais jamais quitté la France si mon fils aîné Nabil, 25 ans, n'avait pas rejoint la Syrie", a-t-il plaidé. "Je voulais le convaincre de rentrer avec nous en France", a ajouté l’accusé, qui était parti avec sa femme et ses enfants en Turquie puis en Syrie avant d'être arrêté en Irak.

"Fuir les gens de l'EI"

De son côté, Nadia Rainer Hermann a raconté en allemand émaillé de mots d'arabe avoir rejoint la Turquie, avant de passer en Syrie puis en Irak avec sa sœur handicapée, tuée ensuite dans un bombardement, sa mère et sa fille Yamama.

Son avocat a plaidé qu'elle était mineure au moment des faits, que son mariage avec un jihadiste relevait du "viol commis par un groupe armé et non d'une décision prise par un adulte en toute conscience". Répudiée par son mari membre de l'EI en Syrie, la jeune femme, voile sur la tête et abaya noire, a affirmé être partie vers l’Irak "pour fuir les gens de l'EI".

Sa mère, Lamia K. arrêtée avec l’accusée en juillet 2017 à Mossoul dans le nord de l'Irak, avait écopé en janvier 2018 de la peine de mort, sentence ensuite commuée en réclusion à perpétuité.

Des milliers de combattants étrangers ont rejoint ces dernières années l'EI en Irak et en Syrie. Les autorités irakiennes mènent des procès à l'encontre de centaines de combattants ayant rejoint les rangs de l'EI. Parmi eux figurent de nombreux ressortissants étrangers.

Une vingtaine de femmes étrangères, dont des ressortissantes turques, allemandes et azerbaïdjanaises, ont déjà été condamnées à mort.

Avec AFP

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