Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DANS LA PRESSE

Jamal Khashoggi: "Ce dont le monde arabe a le plus besoin, c'est de la liberté d'expression"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Affaire Khashoggi: le début de la fin pour MBS?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Crise politique en Algérie : l'étau se resserre autour du président de l'Assemblée

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La colère de Jean-Luc Mélenchon face aux perquisitions divise sur la toile

En savoir plus

LE DÉBAT

Brexit/UE : la peur du vide ?

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Avec "Forte", Salim Saab rend hommage aux femmes artistes du monde arabe

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Festival Lumière de Lyon : Jane Fonda à l’honneur

En savoir plus

FOCUS

La frontière irlandaise, pierre d'achoppement du Brexit

En savoir plus

FACE À FACE

Macron - Mélenchon : l'art de la dramatisation

En savoir plus

Découvertes

Après les affaires Strava et Polar, le Pentagone interdit à son personnel d'utiliser des bracelets connectés sur certaines zones

© BSIP/UIG via Getty Images

Texte par Perrine SIGNORET

Dernière modification : 07/08/2018

Ces derniers mois, des militaires ont pu être repérés grâce aux applications qu'ils utilisaient pour faire leur footing.

Fini les footings connectés. Le département de la défense américain, a repéré l'AFP, a expliqué dans un communiqué publié le 6 août qu'il interdisait les accessoires équipés d'un GPS comme les montres ou les bracelets de suivi fitness aux militaires.

VOIR AUSSI : Contrairement aux réseaux sociaux classiques, "Strava veut vous éloigner des écrans", assure le CEO James Quarles

Cette interdiction vaut pour le temps des missions et sur les zones d'opération confidentielles (le personnel peut utiliser un FitBit autour du siège américain du Pentagone, mais pas autour d'une base secrète en Irak, donc). Elle s'explique par la crainte que les soldats ou le personnel du ministère de la Défense ne soient localisés, notamment par des ennemis.

Principe de précaution

Ces derniers mois, l'utilisation d'objets connectés par des militaires a été questionnée à plusieurs reprises. En janvier par exemple, un chercheur avait révélé sur Twitter que la carte créée à partir des localisations des utilisateurs de l'application sportive Strava permettait de trouver la position de soldats américains et de leurs alliés en Afghanistan, en Irak et en Syrie. Des itinéraires pouvaient être clairement identifiés, car Strava était peu utilisée dans ces pays. Résultat : des bases, mais aussi des sites plus confidentiels avaient pu être identifiés.

Strava s'était alors défendue en expliquant que les données des athlètes qui avaient bien paramétré leurs comptes en privé n'étaient pas concernées.

Six mois plus tard, c'était au tour d'une autre application de fitness, Polar, d'être sous le feu des critiques. Cette fois, les sites De Correspondent et Bellingcate révélaient qu'étaient exposées "les domiciles et les vies des personnes travaillant dans des lieux tenus secrets, à l'image des services de renseignement, des bases militaires, des aérodromes, des sites de stockages des armes nucléaires et des ambassades à travers le monde". 

Là aussi, il était possible de mieux paramétrer son compte, en n'activant pas le partage sur la carte Explore de Polar Flow. Un argument qui ne semble pas avoir suffisamment convaincu le Pentagone, qui a opté pour le principe de précaution en interdisant tout simplement ces accessoires.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 07/08/2018