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Argentine : l'ex-vice-président Amado Boudou condamné et emprisonné pour corruption

L'ancien vice-président argentin Amado Boudou lors de son procès pour corruption à Buenos Aires, le 7 août 2018.
L'ancien vice-président argentin Amado Boudou lors de son procès pour corruption à Buenos Aires, le 7 août 2018. Eitan Abramovich, AFP

Un tribunal de Buenos Aires a jugé, mardi, l'ancien vice-président de Cristina Kirchner, Amado Boudou, coupable de corruption et prise illégale d'intérêts, et l'a condamné à près de six ans de détention. Il a immédiatement été emprisonné.

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Amado Boudou, vice-président argentin de 2011 à 2015, a été condamné mardi 7 août à près de six ans de prison pour une opération de reprise controversée d'une entreprise imprimant des billets de banque alors qu'il était ministre de l'Économie, nouveau rebondissement dans un vaste scandale de corruption qui secoue son pays.

Sa condamnation survient alors que l'Argentine est secouée par un vaste scandale de versements de pots-de-vin à des hauts fonctionnaires par des dirigeants de grandes entreprises du BTP.

Un tribunal de Buenos Aires a jugé Amado Boudou, 55 ans, coupable de corruption et prise illégale d'intérêts. Immédiatement incarcéré, il a également été déclaré inéligible à vie, mais ses avocats devraient faire appel. Il avait été inculpé alors qu'il était encore vice-président de Cristina Kirchner – un poste qu'il a quitté en décembre 2015 – puis placé en détention préventive en 2017.

D'après le tribunal, alors qu'il était ministre de l'Économie (2009-2011), Amado Boudou et plusieurs autres personnes ont lancé un plan de sauvetage d'une entreprise privée en faillite, Ciccone Calcografica, qui détenait pratiquement le monopole de l'impression des billets de banque et des documents officiels en Argentine. La tentative de rachat de l'entreprise (70 % des parts dans son cas) a finalement échoué, et l'État a nationalisé Ciccone Calcografica.

Amado Boudou a toujours clamé son innocence. Cinq autres personnes ont été condamnées dans cette affaire. Les condamnations ou accusations de corruption s'abattent sur l'administration Kirchner depuis son départ du pouvoir. "C'est un fait historique en Argentine que la corruption soit jugée. Il y a une justice en Argentine et elle agit en toute liberté", a déclaré la responsable de l'agence gouvernementale anti-corruption.

Avec AFP

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