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Asie - pacifique

Bangladesh : mouvement de protestation sans précédent des étudiants

© Munir Uz Zamani, AFP | Des étudiants bangladais manifestant face à la police dans la capitale Dhaka le 5 août 2018.

Vidéo par Cyril PAYEN

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/08/2018

Un accident de la route mortel survenu fin juillet est devenu, depuis dix jours, un catalyseur de la colère des étudiants bangladais contre le pouvoir. Le secteur des transports est considéré comme corrompu, non réglementé et dangereux.

Un mouvement de protestation inédit mené par les étudiants secoue le Bangladesh depuis dix jours. Tout a commencé avec la mort de deux jeunes percutés par un bus qui roulait trop vite, le 29 juillet. Depuis cet accident, les manifestations se sont multipliées dans le pays pour dénoncer le fléau de l’insécurité routière.

Dans le but de calmer la colère des manifestants, le gouvernement bangladais s'est engagé, lundi 6 août, à demander la peine de mort en cas d'accident de la route mortel "causé délibérément". Le ministre de la Justice, Anisul Huq, a déclaré le même jour à l'AFP que le gouvernement a approuvé une loi autorisant la peine capitale "si l'enquête prouve que la mort dans un accident de la route a été causée délibérément".

Une épreuve pour le gouvernement à un peu moins de quatre mois des élections

Le secteur des transports publics au Bangladesh est largement considéré comme corrompu, non régulé et dangereux. La mort des deux jeunes est devenue un catalyseur de la colère contre les dirigeants au pouvoir. Attirant la presse étrangère et provoquant des critiques de l'ONU et d'associations de défense des droits de l'Homme, ces affrontements se sont transformés en véritable épreuve pour le gouvernement de la Première ministre Sheikh Hasina, à un peu moins de quatre mois des élections. 

Au cours des neuf derniers jours, des dizaines de milliers d'étudiants ont mis le feu à huit bus et bloqué Dacca ainsi que d'autres parties du pays pour réclamer une meilleure sécurité routière. Le 4 août, les manifestations ont pris une tournure violente, des tirs de balles en caoutchouc de la police faisant plus de cent blessés, selon les étudiants et des médecins.

Après ces événements, les réseaux 3G et 4G ont été coupés dans plusieurs régions. La Première ministre a appelé, sans succès, les étudiants à rentrer chez eux.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a appelé le gouvernement à arrêter de "réprimer violemment" les "manifestations étudiantes majoritairement pacifiques" et à relâcher immédiatement un photographe de presse renommé.  Shahidul Alam, 63 ans, est détenu depuis le 5 août pour des "propos provocateurs" tenus à la chaîne Al-Jazeera au sujet des manifestations. Selon l'un de ses collègues, il aurait été arrêté à son domicile par une vingtaine de policiers en civil.

"Nous l'interrogeons parce qu'il a donné de fausses informations à différents médias et pour ses propos provocateurs", a déclaré à l'AFP Moshiur Rahman, un responsable de la police. Le photographe a déclaré avoir été brutalisé lors de sa garde à vue. "Ils ont lavé les taches de sang de ma tunique et me l'ont fait porter à nouveau". Ces derniers jours, il avait pris de nombreux clichés des manifestants, discutant ouvertement sur Facebook de ces événements.

Avec AFP

Première publication : 07/08/2018

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