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Avec ou sans Lula, les débuts de la campagne électorale au Brésil

© Paulo Whitaker, Reuters | Fernando Haddad (PT) et Manuela d'Avila (PCdoB), soutiens de l'ex-président Lula da Silva qui, malgré son incarcération, est toujours candidat à la présidentielle d'octobre.

Texte par Marie NDENGA HAGBE , Fanny LOTHAIRE

Dernière modification : 09/08/2018

Le premier débat télévisé de l'élection présidentielle d'octobre au Brésil doit avoir lieu jeudi soir, sans Lula, grand favori des sondages, en prison depuis avril. France 24 fait le point sur les candidatures.

Depuis ce week-end, les Brésiliens savent désormais quels seront les candidats à l'élection présidentielle la plus imprévisible de ces dernières décennies. Ce jeudi 9 août aura lieu le premier débat télévisé entre les huit principaux candidats... sans le grand favori Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré.

La demande de participation de l'ex-président par vidéoconférence depuis sa cellule de Curitiba ayant été refusée par la justice brésilienne, le Parti des travailleurs (PT) a annoncé un débat parallèle retransmis sur les réseaux sociaux…

En conservant un candidat incarcéré dans la course à la présidence, le PT se retrouve ainsi exclu des débats télévisés. Une absence qui risque de peser dans les intentions de vote.

France 24 fait le point sur les candidatures.

Lula et le Parti des travailleurs : la fin du suspense

Sans surprise, le Parti des travailleurs a officialisé samedi la candidature de Lula. L’ex-président et son entourage martèlent depuis son incarcération en avril dernier que le "complot" dont il se dit victime ne l’empêchera pas de participer à l’élection présidentielle d’octobre, pour laquelle il est favori avec 30 % d’intentions de vote. Mais selon la plupart des observateurs, la justice brésilienne invalidera sa candidature dans le mois qui vient, au nom de la loi du "casier propre", qui rend inéligible toute personne condamnée en deuxième instance.

Lula s'est refusé jusqu’à la dernière minute à désigner un colistier. Mis sous pression par le Tribunal électoral (TSE), l'ex-président s'est finalement prononcé. D’après le journal Veja, la décision aurait été prise par téléphone avec le leader du PT, depuis sa prison de Curitiba, dix minutes avant la fin du temps imparti par la justice électorale. Après avoir désigné Manuela d’Avila, ex-candidate à la présidentielle pour le Parti communiste qui a retiré sa candidature pour s’allier avec le Parti des travailleurs, le choix de Lula s'est finalement porté sur Fernando Haddad (PT, ancien maire de Sao Paulo).

Ce dernier est donc candidat à la vice-présidence. Mais de fait, Fernando Haddad est maintenant le porte-parole de Lula et sera certainement son plan B lorsque la candidature de celui-ci sera officiellement refusée.

Bolsonaro, l’extrême droite en deuxième position

Si Lula est en tête des intentions de vote, il est suivi par Jair Messias Bolsonaro, du Parti social libéral, qui séduit plus de 18 % sondés, principalement chez les 18-34 ans.

Le candidat d’extrême droite peinait lui aussi à trouver un colistier. Finalement, c’est le général Antonio Hamilton Mourao (PDT-TO) qui sera à ses côtés dans la course à la présidentielle.

Ce général de réserve de 64 ans, qui se définit comme de centre-droit, est un fervent défenseur de l’héritage de la dictature militaire. Ses fers de lance : le nationalisme économique, la défense du port d’arme et la lutte contre l’activisme gay qu’il définit comme le fait de vouloir imposer l’homosexualité comme mode de vie à la société. Il s’est fait remarquer pour avoir à de nombreuses reprises appelé à l’intervention militaire si les institutions ne parvenaient pas à résoudre la crise politique.

Un profil en parfait accord avec Jair Bolsonaro. Très controversé, ce candidat est régulièrement sous les feux des projecteurs. Lors de l’impeachment de Dilma Rousseff par exemple, il avait déclaré voter en l’honneur du général qui avait torturé cette dernière pendant la dictature.

La droite se rassemble, la gauche reste divisée

Selon un institut de recherche brésilien, c’est Geraldo Alckmin qui a le plus de chances de rivaliser avec le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro - et d’attirer certains de ses sympathisants. Cet ancien gouverneur de l’État de Sao Paulo, qui se présente sous les couleurs du Parti social-démocrate, a créé une coalition centriste forte de huit partis. Le poids de ce genre d’alliances est considérable dans la course à la présidentielle puisqu’elles déterminent l’attribution des fonds pour la campagne et le temps d’antenne de chaque candidat.

L'absence d’allié de gauche pénalise d'ailleurs Ciro Gomes, candidat du Parti démocratique travailliste. Selon lui, c’est Lula lui-même qui aurait orchestré son isolement politique. "Je ne sais pas ce que j’ai fait pour mériter ça, j’ai toujours été loyal envers Lula" a déclaré Ciro Gomes, qui stagne à 5 % dans les sondages.

Marina Silva, candidate écologiste du parti Rede qui a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, se présente pour la troisième fois à l’élection présidentielle.

Quant au parti actuellement au pouvoir, le Mouvement démocratique du Brésil, son choix s’est porté sur Henrique Meirelles. Candidat favori des milieux d'affaires, celui-ci a assuré être en mesure de "restaurer l’esprit de confiance du pays". Meirelles, pour l’instant crédité d'à peine 2 % des intentions de vote, va sans doute pâtir de la grande impopularité du président Michel Temer. Il semble d'ailleurs vouloir se détacher de l’image de "candidat du gouvernement", mettant plutôt en avant "le travail très important qu’(il) a effectué et qui a généré de l’emploi et de la croissance", lorsqu’il était ministre des Finances.

Première publication : 09/08/2018

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