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L'opposant Tendai Biti libéré sous caution au Zimbabwe

Tendai Biti, leader du Parti démocratique du peuple, s'adresse à ses soutiens lors d'un meeting le 5 août 2017.
Tendai Biti, leader du Parti démocratique du peuple, s'adresse à ses soutiens lors d'un meeting le 5 août 2017. Jekesai Njikizana, AFP

Après le rejet de sa demande d'asile en Zambie et son arrestation par les autorités zimbabwéennes, l'opposant Tendai Biti a finalement été libéré sous caution jeudi après-midi.

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Figure de l'opposition au Zimbabwe, Tendai Biti, expulsé par la Zambie après une médiatique demande d'asile politique, puis arrêté par les autorités zimbabwéennes, a finalement bénéficié jeudi 9 août d'une libération sous caution par la justice de son pays.

Son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), s'apprête à déposer vendredi un recours contre les résultats de la présidentielle du 30 juillet, remportée au premier tour par le sortant Emmerson Mnangagwa. La Cour constitutionnelle aura ensuite 14 jours pour trancher.

"La lutte continue", a lancé Tendai Biti après des heures d'incertitude sur son sort en arrivant au palais de justice de Harare, menottes aux poignets et encadré par un important dispositif policier. La veille, il avait traversé dans la confusion la frontière zambienne à pied.

Avant même une décision de la justice zambienne saisie sur le dossier, Lusaka lui a refusé l'asile jeudi avant de le "remettre aux autorités zimbabwéennes", créant une vague de désapprobation et d'inquiétude chez les opposants zimbabwéens comme chez les observateurs.

"La communauté internationale suivait de près le dossier de Tendai Biti"

Jeudi en fin d'après-midi, Tendai Biti, 52 ans, ancien ministre des Finances du gouvernement d'union nationale (2009-2013), a été présenté à la justice zimbabwéenne qui l'a accusé de "proclamation illégale de résultats électoraux" et de "violence sur la voie publique". Elle lui a accordé une libération sous caution (5 000 dollars), assortie d'une interdiction de participer à des "débats politiques ou des conférences de presse" et d'une obligation de se présenter deux fois par jour à la police.

L'ambassadeur américain Brian Nichols qui était présent au Palais de justice de Harare a souligné que "la communauté internationale suivait de près le dossier de Tendai Biti", alors que dans l'après-midi, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'était déclaré "inquiet" du sort de l'ancien ministre. "Le refoulement ou le retour forcé de réfugiés et de chercheurs d'asile vers leur pays d'origine est une violation sérieuse des lois internationales", avait souligné le HCR.

Avant la proclamation des résultats par la commission électorale, Tendai Biti avait notamment annoncé que Nelson Chamisa avait remporté l'élection, tout en défiant la commission d'annoncer un résultat différent. Le scrutin a été remporté par Mnangagwa (50,8 %) devant le leader du MDC Nelson Chamisa (44,3 %). La répression des manifestations du 1er août contestant l'annonce de la victoire de Mnangagwa a fait au moins six morts et des dizaines de blessés.

Avec AFP

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