Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INFO ÉCO

Les robots envahissent nos entreprises

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Miss Terre : la candidate libanaise disqualifiée à cause d'un cliché

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Disparition de Jamal Khashoggi : menaces sur la presse

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts d'Arthur Jugnot

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Art contemporain en banlieue : "Ce qui nous intéresse, c'est la mixité du public"

En savoir plus

#ActuElles

Élections de mi-mandat aux Etats-Unis : un nombre record de femmes candidates

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le casse-tête de la frontière irlandaise

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Burn-out : les absurdités du management moderne

En savoir plus

TECH 24

Femmes dans la tech : comment briser le "clic" de verre

En savoir plus

Martinot-Lagarde: "un combat d'homme à homme"

© AFP | Pascal Martinot-Lagarde vainqueur de la finale du 110 m haies aux championnats d'Europe de Berlin le 10 août 2018

BERLIN (AFP) - 

C'est "un combat d'homme à homme" qu'a livré Pascal Martinot-Lagarde vendredi à Berlin face au grand favori russe Sergey Shubenkov avant d'arracher son premier titre européen sur 110 m haies à la photo-finish.

Q: Comment vous sentez-vous après cette course?

R: "Je me sens super bien, je ne suis pas encore descendu de mon nuage. J'ai l'habitude de repartir des Championnats frustrés: l'année dernière, j'avais la jambe dans un plâtre. J'ai eu un chemin compliqué et, aujourd'hui, je suis champion d'Europe. Je savoure un max cette victoire. Je suis le plus heureux."

Q: En plus votre course est propre...

R: "La course est méchante. Je n'ai pas vraiment analysé mais c'était un combat. On n'était pas en train de chercher de gros chronos. Il y a quatre ans, j'avais fait une saison magnifique mais j'avais perdu aux Championnats d'Europe à Zurich. Cette année, c'est Shubenkov qui avait fait une saison de fou, il était ultra-favori et on a remis les compteurs à zéro. On a fait un combat d'homme à homme, je me suis arraché jusqu'à la ligne et j'ai arraché la victoire."

Q: Saviez-vous que vous aviez gagné?

R: "Quand je passe la ligne, je ne sais pas que j'ai gagné. Je suis dans une émotion d'avoir réussi à rapporter une médaille... Je sais que je suis au moins médaillé d'argent et je suis fier de moi. Je commence à pleurer. Je reçois un drapeau français et là, j'ai tout de suite su que j'étais champion d'Europe parce que j'ai entendu le public qui commençait à crier et ça m'est venu droit au coeur. Et là, j'ai lâché toutes mes larmes."

Q: Quel a été le cheminement vers cette victoire?

R: "L'année 2018 a été une année compliquée. Après ma fracture de l'année dernière, j'étais dans une spirale de mauvaises pensées, j'ai failli me séparer de mon coach (Benjamin Crouzet, NDLR) et on a fait un état des lieux. Ce qui n'allait pas, c'était mon quotidien. Il n'y avait pas d'atmosphère de haut niveau. Je m'entraînais à l'INSEP et il habitait à Reims, il faisait deux fois 150 km pour m'entraîner, donc on faisait des séances qui n'étaient pas modulables. J'ai quitté le cocon familial pour m'installer à Reims, j'ai fait ce sacrifice pour me mettre dans les conditions nécessaires pour performer. Tout ça donne une valeur à cette médaille."

Q: Vous allez vous projeter vers les Mondiaux-2019 et les JO-2020 maintenant?

R: "Chaque chose en son temps. Bien sûr que j'y pense parce qu'une carrière ne s'arrête pas aux Championnats d'Europe. Je peux dire que j'ai conquis l'Europe mais conquérir le monde sera beaucoup plus dur. Il y a de gros poissons qui n'attendent que de courir contre moi, les Jamaïcains qui seront survoltés, les Américains... C'est dans un coin de ma tête mais pour l'instant je vais kiffer ce moment, cette médaille, La Marseillaise et revenir à la maison pour faire un gros bisou à tous mes proches."

© 2018 AFP