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La livre turque s’écroule, Erdogan appelle au calme, Trump tweete

Le président turc Recep Tayyip Erdogan appelle ses concitoyens à échanger leurs devises étrangères. (Image d'archive)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan appelle ses concitoyens à échanger leurs devises étrangères. (Image d'archive) AFP (archive)

La livre turque a accéléré sa chute vendredi alors que Donald Trump a annoncé une forte hausse des taxes sur l'acier et l'aluminium turcs. Recep Tayyip Erdogan a de son côté demandé à ses concitoyens d'échanger leurs devises étrangères.

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La livre turque a accentué sa chute vertigineuse, vendredi 10 août, alimentée par la crise entre Ankara et Washington. Le président Recep Tayyip Erdogan a appelé à la "lutte nationale", enjoignant ses concitoyens à échanger leurs devises étrangères. "Si quelqu'un a des dollars ou de l'or sous son matelas, qu'il aille les échanger contre des livres dans nos banques ; c'est une bataille intérieure, nationale", a-t-il dit à Bayburt, une ville du nord-est de la Turquie.

La devise turque, qui a perdu près de la moitié de sa valeur face au billet vert depuis le début de l'année, s'échangeait à 6,4 pour un dollar à 16 h GMT, enregistrant une baisse vertigineuse de 16,4 % sur la journée.

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Dans la soirée, le ministre du Commerce turc Ruhsar Pekcan a imploré Donald Trump de retourner à la table des négociations, ajoutant que le désaccord commercial entre deux alliés de l’Otan pouvait et devait être résolu par le dialogue. Donald Trump avait un peu plus tôt autorisé une forte augmentation des droits de douane sur l'acier et l'aluminium turcs. Ces droits, a-t-il précisé sur Twitter, seront désormais de 20 % sur l'aluminium et de 50 % sur l'acier. "Nos relations avec la Turquie ne sont pas bonnes en ce moment", a ajouté le président américain.

Erdogan appelle au calme

Recep Tayyip Erdogan, cité par l'agence étatique Anadolu, avait un peu plus tôt assuré que la Turquie parviendrait à surmonter la situation tout comme elle surmonterait des inondations qui ont frappé ces derniers jours la province d'Ordu, dans le nord du pays. "Le dollar ne peut se mettre en travers de notre route ; ne vous inquiétez pas", a encore dit le président Erdogan. Mais selon Marc Pierini, ex-ambassadeur de l'UE en Turquie interrogé par France 24, "Ankara a une lecture 100 % erronée de la réalité des marchés et de la politique américaine".

"Dans une conjecture où vous avez un vice-président américain Mike Pence qui est un évangéliste pour qui les questions religieuses comptent énormément, un électorat pour qui elles comptent énormément, l’arrestation du Pasteur Brunson est ce qui a mis le feu aux poudres", analyse encore Marc Pierini. Les tensions entre Washington et Ankara ont en effet connu une brusque escalade, la semaine dernière, en lien avec l'incarcération en Turquie de ce pasteur américain, accusé par les autorités turques de "terrorisme" et d'"espionnage". Andrew Brunson, qui nie fermement ces accusations, a été placé en résidence surveillée fin juillet après un an et demi de détention.

Avec AFP et Reuters

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