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Au Zimbabwe, l'opposition conteste la victoire de Mnangagwa devant la Cour constitutionnelle

Nelson Chamisa lors d'une conférence de presse à Harare, vendredi 3 août.
Nelson Chamisa lors d'une conférence de presse à Harare, vendredi 3 août. Jekesai Njikizana, AFP

L'opposition zimbabwéenne a déposé vendredi un recours devant la Cour constitutionnelle pour contester la victoire d'Emmerson Mnangagwa à la présidentielle du 30 juillet. L'investiture du président a de fait été reportée.

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Ils ont attendu la date butoir pour se manifester. Les avocats de l'opposition ont déposé, vendredi 10 août en début d'après-midi, à la Cour constitutionnelle de Harare, un recours contestant les résultats de l'élection présidentielle du 30 juillet remportée par Emmerson Mnangagwa.

Conséquence, le ministre de la Justice zimbabwéenne Ziyambi Ziyambi a annoncé le report de l’investiture du président, initialement prévue pour dimanche. "Cela ne pourra plus avoir lieu. Pour le moment cela dépend de la décision de la Cour", a affirmé le ministre.

Selon les résultats officiels, Emmerson Mnangagwa, ancien bras droit de Robert Mugabe resté 37 ans au pouvoir, a obtenu 50,8 % des voix contre 44,3 % pour Nelson Chamisa du Mouvement pour le changement démocratique (MDC). Ce dernier a affirmé dans un tweet : "Notre équipe juridique a fait enregistrer avec succès nos documents légaux. Nous avons un solide dossier et notre cause est bonne."

Une fois saisie, la Cour constitutionnelle dispose de 14 jours pour trancher. "Toutes les preuves (de fraude) dont nous avons besoin sont disponibles. Il n'y aura aucun doute pour tous les citoyens. Il y a eu une triche et une fraude de "mammouth", avait affirmé mercredi Thabani Mpofu, avocat du MDC.

"Mauvais joueurs"

La plupart des observateurs sont plutôt sceptiques quant aux chances de l'opposition d'obtenir satisfaction devant les tribunaux. "La justice au Zimbabwe a un long passé de partialité favorable à la Zanu-PF [parti présidentiel au pouvoir depuis l'indépendance, NDLR] et il est peu probable que les juges, dont beaucoup doivent leurs postes au parti au pouvoir, prennent des décisions favorables à l'opposition", estime Alexander Noyes, spécialiste Afrique du Center for Strategic and International Studies (CSIS).

De son côté, le président Mnangagwa se montre confiant, répétant que l'élection a été "juste et transparente". Son camp accuse les opposants d'être "mauvais joueurs".

Dans le même temps, Tendai Biti, membre du MDC accusé de violence publique, comparaissait à nouveau devant les juges. Il avait été arrêté par les autorités zimbabwéennes après que la Zambie eut rejeté sa demande d'asile. Il a finalement été libéré sous caution, jeudi 9 août.

Avec AFP

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