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Venezuela: l'opposant exilé Borges accuse Zapatero de l'avoir menacé

© AFP/Archives | L'ex-président du Parlement vénézuélien Julio Borges, lors d'une interview avec l'AFP, le 8 août 2018 à Bogota

CARACAS (AFP) - 

Le leader de l'opposition vénézuélienne Julio Borges, exilé en Colombie, a affirmé avoir été menacé par des hauts responsables du gouvernement de Nicolas Maduro et par l'ancien chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, après avoir refusé un accord avec le gouvernement.

Julio Borges a déclaré avoir reçu "des menaces personnelles et familiales du régime Maduro lui-même, de personnes comme Zapatero, de (...) Delcy Rodriguez et de Jorge Rodriguez (vice-présidente et ministre de la Communication), de Tareck El Aissami (en charge du ministère de l'Industrie et de la Production)", lors d'une interview sur le portail d'informations VivoPlay parue vendredi.

M. Borges, ex-président du Parlement, est en exil en Colombie, depuis l'échec des négociations en République dominicaine.

A Saint-Domingue, l'opposition et le gouvernement n'avaient pas réussi à se mettre d'accord sur des garanties et une date pour les élections présidentielles - avancées au 20 mai par le pouvoir.

Depuis 2016, José Luis Zapatero faisait office de médiateur, parmi d'autres, lors de ces pourparlers.

Selon M. Borges "la menace revenait en permanence: si nous ne signions pas (l'accord avec le gouvernement, ndlr), nous irions en prison".

"Si je ne signais pas (l'accord) en République dominicaine, j'allais être emprisonné pour avoir impulser des sanctions et des pressions internationales (contre le gouvernement Maduro)", a-t-il affirmé.

L'interview de Julio Borges paraît presque une semaine après l'"attentat" aux drones dont le président Nicolas Maduro s'est dit victime. Caracas a ordonné son arrestation, l'accusant d'y avoir pris part.

Samedi 4 août, selon les autorités, deux drones chargés chacun d'un kilo de C4, un puissant explosif militaire, ont explosé à proximité de la tribune présidentielle lors d'une parade militaire à Caracas, blessant sept soldats.

Le député de l'opposition vénézuélienne Juan Requesens, récemment interpellé, a admis dans une vidéo tournée par les autorités sa participation à l'incident.

Selon le procureur, 19 personnes au total sont "directement liées" à cet "attentat" qui, selon le gouvernement, aurait été organisé depuis une ferme en Colombie par des personnes qui ont reçu pour cela 50 millions de dollars.

Nicolas Maduro a immédiatement accusé l'ancien président colombien Juan Manuel Santos d'être derrière cette attaque.

© 2018 AFP