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Des chercheurs veulent imiter la créature la plus rapide sur Terre pour concevoir des nanorobots

BioMedia-UPMC/Capture d'écran

Le guépard ? Le faucon pèlerin ? Non, la créature la plus rapide de la Terre est minuscule et vit, en réalité, sous l'eau.

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Quelles sont les créatures les plus rapides de la Terre ? Même si l’Homme figure parmi les espèces les plus endurantes, nous sommes loin d’égaler les pointes de vitesse de certains animaux. Sur le plancher des vaches, le guépard se distingue par des pointes de vitesse atteignant les 120 km à l’heure, capable d’atteindre 70 km/h en seulement deux secondes. Tandis que dans les airs, le faucon pèlerin explose tous les records en piqué à 390 km à l’heure, la même vitesse qu’un avion de chasse, rappelle Futura Sciences.

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Mais aucune de ces deux espèces n’est capable d’atteindre la vitesse d’un organisme unicellulaire évoluant sous l’eau. Le Spirostomum ambiguum est être minuscule vivant principalement dans les lacs et les étangs. Il est capable de contracter son corps de 3millimètres, ressemblant normalement à un vers, en une forme de boule compacte en quelques millisecondes.

Cet organisme est alors en mesure d’atteindre les 720 kilomètres à l’heure ou 200 mètres par seconde carrés. Mieux : le Spirostomum peut réaliser ces pointes de vitesse sans endommager sa structure interne. Il est alors quasiment invisible à l’œil nu.

VIDEO World's Fastest Creature may also be One of the Smallest

Comment peut-il réaliser cet exploit ? Et comment le fait-il en restant entier ? C’est la question que se pose Saad Bhamla, professeur assistant à l’université Gieorgia Tech, qui vient de recevoir une bourse de recherche de quatre ans de la National Science Foundation pour mieux comprendre le Spirostomum et, peut-être, copier ses prouesses.

Comme le chercheur l’explique dans un communiqué de presse, les animaux vertébrés comme le guépard ou le faucon dépendent de protéines comme l'actine et la myosine pour se mouvoir. A contrario, les créatures protozoaires comme le Spirostimum ambiggum n'ont pas besoin d'activiter ce type de molécules. Elles ont leur propre fonctionnement supramoléculaire. Pour bien le comprendre, le chercheur veut connaître les limites des accélérations de ces bestioles. "Nous allons cartographier tout ce que cette créature fait et le modeler sur ordinateur, en prenant une approche ingéniérique. Nous voulons comprendre comment une cellule isolée peut arriver à de telles accélérations", explique Saad Bhamla.

Une fois répertoriée, les données serviront au développement de nanomachines et de microbots, espère le docteur. En particulier au niveau de la propulsion et des limites de la densité des robots.

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