Accéder au contenu principal

La Turquie annonce un plan pour enrayer la chute de la livre

Berat Albayrak lors d'une allocution, le 10 août 2018 à Istanbul.
Berat Albayrak lors d'une allocution, le 10 août 2018 à Istanbul. Yasin Akgul, AFP

Après une chute vertigineuse de la livre turque la semaine dernière, le ministre des Finances a annoncé dimanche dans la presse avoir mis en œuvre un nouveau plan pour soutenir la monnaie turque.

PUBLICITÉ

Après les mots, le gouvernement turc a décidé de passer à l’action. Dans un entretien au journal Hurriyet dimanche 12 août, le ministre des Finances Berat Albayak a annoncé avoir mis au point un plan d’action pour stopper l’hémorragie de la livre turque, qui a connu une chute historique la semaine dernière. L’objectif: apaiser les inquiétudes des marchés financiers.

"À partir de lundi matin, nos institutions vont prendre les mesures nécessaires et nous partagerons nos annonces avec les marchés", a dit le ministre. "Tout notre plan d'action et toutes les mesures sont déjà prêtes", a-t-il ajouté sans fournir de détails.

>> À lire sur France 24 : crise de la livre turque, l’inquiétante onde de choc

Le ministre des Finances a précisé que son plan a été mis au point pour les banques et pour les secteurs de l'économie réelle, y compris les petites et moyennes entreprises, qui sont le plus touchés par les fluctuations sur les marchés des changes.

La Banque centrale a assuré lundi matin qu'elle prendrait "toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité de la monnaie et qu'elle fournirait des liquidités aux banques si elles en avaient besoin. Un annonce qui a fait remonter la livre à 6,45 par dollar.

"Un complot" contre la Turquie

Dans la nuit de dimanche à lundi, la livre avait atteint son plus bas sur les marchés asiatiques à 7,24 livres pour un dollar. Depuis une semaine, la monnaie turque a plongé, perdant jusqu'à 18% dans la plus grosse chute enregistrée depuis 2001.

Au total, la monnaie turque a perdu plus de 45% de sa valeur depuis le début de l'année sous l'effet de trois facteurs conjugués: les inquiétudes liées à l'influence du président Erdogan sur l'économie, son opposition répétée à une hausse des taux d'intérêt et la tension dans les relations avec les États-Unis.

Le président turc a réfuté dimanche 12 août devant ses partisans à Trébizonde l'idée que la Turquie était confrontée à une crise financière comparable à celle qui a touché les pays asiatiques il y a un vingtaine d'années. Le ministre des finances a lui dénoncé un "complot" contre la Turquie dans son interview au journal Hurriyet.

Erdogan refuse de plier sur les taux d’intérêt. Il s’oppose à toute hausse de ceux-ci. "Les taux d'intérêt sont un instrument d'exploitation qui rendent les riches plus riches et les pauvres plus pauvres", a-t-il affirmé. "Personne ne devrait essayer de nous faire tomber dans ce piège ".

>> À lire aussi : Erdogan annonce qu’il répondra aux menaces de sanctions américaines

La libération du pasteur évangéliste américain, Andrew Brunson, soupçonné de terrorisme - pomme de discorde entre Washington et Ankara - n’est, elle, pas à l’ordre du jour. Le pasteur est accusé par le gouvernement turc d'avoir soutenu le coup d'État manqué de juillet 2016, attribué par les autorités turques aux réseaux soutenant le prédicateur musulman Fethullah Gülen qui vit en exil aux États-Unis.

Face au refus de le libérer, les États-Unis ont annoncé une hausse des taxes à l’importation de 50% sur l’acier et de 20% sur l’aluminium turc. Des mesures qui ont eu un impact direct sur le cours de la livre turque.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.