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Malte fait volte-face et accepte de laisser accoster l'Aquarius

Le bateau Aquarius pourra finalement accoster à Malte.
Le bateau Aquarius pourra finalement accoster à Malte. Boris Horvat, AFP

Le navire humanitaire Aquarius pourra accoster à Malte. La Valette a fait volte-face, mardi, après un accord conclu entre plusieurs pays européens pour répartir les 141 migrants secourus.

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Enfin une solution pour l'Aquarius. Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, a fait volte-face, mardi 14 août, et a autorisé le navire humanitaire et ses 141 migrants à accoster, après un accord européen pour les répartir dans plusieurs pays.

Selon Madrid, l'Espagne accueillera 60 migrants, tout comme la France. Cinquante migrants iront en Allemagne, trente au Portugal, cinq au Luxembourg et 50 resteront à Malte, portant le total de migrants accueillis par ces pays de l'UE à 255. Ce chiffre comprend une partie des 114 personnes secourues lundi en mer par La Valette.

"Malte va donner à l'Aquarius la permission d'entrer dans ses ports, même s'il n'a pas l'obligation légale de le faire", a écrit Joseph Muscat sur Twitter.

>> Lire aussi : l'Aquarius reprend ses missions de sauvetage en mer

Cette décision, précise Malte, met fin à une nouvelle crise autour du sort des migrants secourus par l'Aquarius, qui aura duré quatre jours, durant lesquels l'Italie, l'Espagne et la Tunisie ont refusé d'accueillir le navire humanitaire affrété par l'ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontière.

L'Aquarius se trouve à trois à quatre heures de navigation de l'île, a indiqué en milieu d'après-midi Frédéric Penard, directeur des opérations de SOS Méditerranée, lors d'une conférence de presse à Paris. Informé de l'annonce des autorités maltaises, il a estimé que "c'était peut-être une ébauche intéressante, parce que Malte ou la Sicile sont les ports sûrs les plus proches, probablement les plus adéquats pour que des opérations de sauvetage soient menées".

L'avis d'Antoine Laurent, responsable des opérations pour SOS Méditerranée

"Ce semblant de coopération entre les États européens est un bon signe", estime Antoine Laurent, responsable des opérations pour SOS Méditerranée à France 24. "Mais nous craignons que cette situation se reproduise et continue d'être gérée au cas par cas, alors qu'il faudrait une solution systémique. On espère que ce nouveau ‘cas Aquarius’ va réveiller les consciences et encourager Bruxelles à apporter une réponse collective."

À Bruxelles, le commissaire européen chargé des Migrations, Dimitris Avramopoulos, a exprimé le même souhait, appelant à trouver une solution sur le long terme.

"Nous ne pouvons pas nous en remettre seulement à des arrangements au cas par cas, il nous faut des solutions durables. Et ce n'est pas la responsabilité d'un seul ou de quelques-uns seulement de nos États membres, mais de l'Union européenne dans son ensemble", a-t-il dit dans un communiqué.

Avec Reuters et AFP

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