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Brésil : marche des pro-Lula pour la validation de la candidature de l'ex-président

Des partisans du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST) participent à la "Marche nationale" pour soutenir Lula, le 14 août 2018.
Des partisans du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST) participent à la "Marche nationale" pour soutenir Lula, le 14 août 2018. Evaristo Sa, AFP

Les pro-Lula se mobilisent pour réclamer que l'ex-président Lula puisse se présenter à la présidentielle prévue en octobre. Une ultime tentative, car le Tribunal spécial électoral va très probablement rejeter sa candidature mercredi.

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Les partisans de l'ex président brésilien Lula se sont mobilisés dans les rues de Brasilia mardi 14 août pour réclamer que l’ex-chef d'État incarcéré puisse se présenter à l'léection présidentielle d'octobre au Brésil. La manifestation a rassemblé des centaines de membres du parti des Travailleurs (PT) de Lula et divers mouvements sociaux.

Lula a été condamné à une peine de 12 ans de prison pour corruption et blanchiment d’argent. Il est accusé d’avoir reçu un luxueux appartement d'un groupe de BTP en échange de faveurs dans l'obtention de contrats.

Trois cortèges étaient partis samedi 11 août de localités situées à une cinquantaine de kilomètres de la capitale et ont convergé mardi dans le centre de Brasila. Ils n’ont rassemblé qu'un millier de marcheurs, selon des journalistes de l’AFP présents sur place.

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La "marche nationale", organisée notamment par le PT et le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST), doit s’achever mercredi 15 août devant le Tribunal supérieur électoral (TSE) pour demander que la candidature de Lula à la présidentielle soit validée.

Le 15 août est la date limite pour l'enregistrement des candidatures auprès du TSE. Ce dernier a jusqu'au 17 septembre pour les valider, ce qui est hautement improbable concernant Lula. Une loi stipule en effet l'inéligibilité de toute personne ayant été condamnée en appel, ce qui est le cas pour l’ancien chef de l'Etat (2003-2010).

La presse pour exister

Lula, qui ne peut pas participer aux débats présidentiels, a choisi de s’exprimer par voie de presse. Depuis sa prison de Curitiba (sud), il a signé une tribune dans le New York Times dénonçant "un coup d'État de la droite" pour l'empêcher de se présenter à un troisième mandat à la tête du plus grand pays d'Amérique latine.

"Des millions de Brésiliens comprennent que mon emprisonnement n'a rien à voir avec la corruption et (...) que je suis là où je suis seulement pour des motifs politiques", a insisté Lula dans sa tribune.

>> À lire aussi sur France 24 : Lula, l’interminable chute de l’icône de la gauche brésilienne

L'ex-chef de l'État, âgé de 72 ans, reste l'immense favori pour ce scrutin dans toutes les enquêtes d'opinion, avec environ un tiers des intentions de vote, soit près du double de n'importe quel autre candidat.

Au cas où le TSE viendrait à rejeter la candidature de Lula, c’est l’ex-maire de Sao Paulo Fernando Haddad qui le remplacerait pour le scrutin présidentiel des 7 et 28 octobre.

Avec AFP

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