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Le complotiste Alex Jones a violé les règles de Twitter, mais le réseau social refuse toujours de le bannir définitivement

NICK ANSELL/PA IMAGES VIA GETTY IMAGES

Twitter est l'un des derniers réseaux sociaux à ne pas avoir banni définitivement Alex Jones.

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Twitter n'est décidément pas prêt à bannir Alex Jones. Le théoricien du complot d'extrême-droite, qui compte parmi ses fans Donald Trump, a écopé d'une punition de la part du réseau social pour violation de ses règles. Mais contrairement à Facebook, YouTube, Spotify, Apple, Pinterest, LinkedIn ou même PornHub, l'entreprise se refuse toujours à supprimer son compte.

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Apple a été la première entreprise à juger que ses podcasts contenaient des messages haineux, et à les bannir. Ensuite, d'autres sites ont suivi, comme Facebook, qui a estimé que les posts de l'Américain "glorifiaient la violence et utilisaient un langage déshumanisant les personnes transgenres, les musulmans et les immigrés".

Alex Jones est pointé du doigt depuis des années pour avoir fait du complotisme un véritable empire sur Internet. Il affirme entre autres que la tuerie de l'école de Sandy Hook, perpétrée en 2012, était une mise en scène orchestrée par le gouvernement. Durant la campagne présidentielle de 2016 aux États-Unis, il avait aussi accusé la candidate Hillary Clinton d'appartenir à un réseau pédophile, qui aurait engendré la mort de plusieurs enfants. Face à ces théories, les réseaux sociaux et entreprises du Web sont longtemps restées silencieuses, jusqu'à cet été 2018. 

Alex Jones se pose en "martyr"

Certains internautes reprochent aux plateformes d'avoir banni tous en même temps Alex Jones. Selon eux, ceci l'aurait transformé aux yeux de sa communauté en "martyr". Le complotiste lui-même a dénoncé ce qu'il nomme une "action coordonnée" des entreprises de la tech qui chercheraient, explique-t-il, à faire taire les conservateurs à l'approche les élections américaines de mi-mandat – elles doivent se dérouler en novembre 2018.

D'autres à l'inverse, se sont plaints que Twitter n'agisse pas. Le 7 août, son fondateur s'est expliqué sur le sujet. Il a indiqué qu'il ne suspendrait pas le compte d'Alex Jones, arguant qu'il n'avait, selon lui, "pas violé les règles" de la plateformes. "Si nous succombons et réagissons simplement à la pression extérieure, plutôt que de suivre les principes que nous avons mis en place et qui sont les mêmes quelques soient les points de vue politiques, nous devenons un service qui se construit sur nos points de vue personnels (...). Ce n'est pas nous", a-t-il affirmé.

Cette fois pourtant, racontent nos confrères de Mashable, un porte-parole du réseau social a admis qu'Alex Jones avait violé les règles en question, et que des fonctionnalités avaient de fait été limitées sur son compte. Il ne peut plus tweeter, retweeter, ou liker un contenu pendant sept jours. Twitter dit aussi avoir demandé la suppression d'un tweet jugé problématique, sans donner davantage de précisions à ce propos. Selon un journaliste de BuzzFeed, le tweet en question contenait une vidéo dans laquelle Alex Jones appelait ses auditeurs à préparer leurs fusils de combat pour les anti-fascistes et médias "mainstream".

Le compte de l'Américain reste malgré cela toujours en ligne.

– Retrouvez l'article de Johnny Lieu sur Mashable.

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