GRÈCE

Retour en Grèce de deux soldats libérés de Turquie

L'un des deux soldats libérés est escorté à la sortie du tribunal d'Edirne, dans le nord de la Turquie, le 14 août 2018.
L'un des deux soldats libérés est escorté à la sortie du tribunal d'Edirne, dans le nord de la Turquie, le 14 août 2018. DHA, AFP

Deux soldats grecs libérés d'une prison turque sont arrivés à Thessalonique dans la nuit de mardi à mercredi. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras évoque "un acte de justice" qui va contribuer à la "stabilité" de la région.

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Après plus de cinq mois de détention en Turquie, deux soldats grecs ont retrouvé leur pays, dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 août 2018. Ils ont atterri à l'aéroport de Thessalonique, dans le nord de la Grèce, après avoir été libérés dans l’après-midi.

Les deux soldats sont sortis de l'appareil en tenue militaire et ont été accueillis vers 03h30 heure locale (00h30 GMT) par le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos, le chef de l'état-major Alkiviadis Stephanis, une garde d'honneur et leurs parents. "J'espère que leur libération marquera un nouveau chapitre pour les relations gréco-turques", a déclaré Panos Kammenos. "Nous pouvons vivre ensemble dans l'intérêt de nos deux peuples et en respectant le droit international".

Souriant, les deux soldats ont embrassé leurs parents, qui ont remercié les médias de leur soutien. "C'était une aventure inédite. Merci pour le soutien des gens", a dit le père d'un des deux militaires.

L'UE se félicite de cette décision

À l'annonce de la décision du tribunal turc, le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est félicité de la libération des deux soldats, "un acte de justice", qui "va contribuer au renforcement de l'amitié, du bon voisinage et de la stabilité dans la région".

Athènes avait à plusieurs reprises protesté auprès d'Ankara contre leur détention. La question avait été abordée avec le président turc Recep Tayyip Erdogan par les présidents de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et du Conseil européen Donald Tusk au cours d'un sommet récent en Bulgarie.

Dans un tweet publié mardi soir, Jean-Claude Juncker s'est dit "ravi" de cette libération. "La Turquie n'a rien à craindre de ses voisins européens. L'Union européenne va poursuivre sa relation stratégique avec la Turquie" tout en espérant voir "un État démocratique, stable et prospère", a-t-il écrit.

Les autorités turques avaient arrêté les deux militaires grecs début mars près de la frontière gréco-turque, en les accusant d'avoir pénétré "dans une zone interdite". Mais les soldats ont soutenu s'être perdus par erreur en raison "du brouillard lors d'une patrouille frontalière".

>> À lire aussi : Bras de fer entre la Grèce et la Turquie autour du sort de huit militaires turcs

L'arrestation de ces deux militaires grecs a détérioré les relations déjà tendues entre les deux pays voisins ces dernières années. À l'origine de cette tension, le refus d'Athènes d'extrader vers Ankara huit officiers turcs ayant fui en Grèce et ayant bénéficié de l'asile après le coup d'État manqué en Turquie en juillet 2016.

Avec AFP

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