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Les enfants ont tendance à suivre l'avis des robots, même lorsque ces derniers disent n'importe quoi

Le test a été mené avec des robots Nao, semblables à celui-ci.
Le test a été mené avec des robots Nao, semblables à celui-ci. Krisztian Bocsi/Bloomberg via Getty Images 

L'esprit critique des enfants n'est pas le même que celui des adultes. Mais l'influence des robots sur les plus jeunes peut être intéressante dans le cas dans le cas où la machine est utilisée comme outil éducatif.

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Des robots manipulant des enfants pour changer leur comportement, cela ressemble à première vue à un épisode de la série dystopique Black Mirror. Pourtant, une étude publiée dans le journal Science Robotics et repérée par The Verge, montre que le risque est plus réel qu'on ne pourrait le penser.

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Les chercheurs, originaires d'Allemagne et du Royaume-Uni, estiment en effet que les enfants sont susceptibles de céder à la pression émanant de robots.

S'inspirant d'un test réalisé par un psychologue polonais en 1951 sur des étudiants, ils ont cherché à savoir si des adultes puis des enfants étaient prêts à écouter les conseils et avis de robots concernant des produits ou des services.

Les cobayes de l'étude étaient placés dans une pièce, et devaient répondre à des questions. Ils étaient seuls dans un premier temps. Ensuite, on ajoutait des robots avec eux, qui répondaient également.

Les robots sont-ils des humains comme les autres ?

Les adultes n'ont pas vraiment suivi l'avis des robots. Les enfants, eux, avaient en revanche plutôt tendance à le faire. "Quand les enfants sont seuls dans une pièce, ils sont plutôt bons, explique l'un des chercheurs, mais lorsque les robots sont intégrés et donnent de mauvaises réponses, ils suivent simplement l'avis des robots".

Cela n'est pas forcément négatif si le robot est construit de manière bienveillante, et qu'il sert par exemple à aider un enfant à comprendre les mathématiques ou à développer des compétences utiles.

Pour les chercheurs, l'attitude des adultes est également révélatrice, puisqu'elle prouverait que contrairement à une théorie de sociologie développée en 1996, les machines ne sont pas nécessairement perçues comme des "acteurs sociaux", et les humains n'agissent en conséquence pas avec elles comme si elles interagissaient avec des semblables. 

L'étude modère toutefois ce dernier constat, expliquant que la non-perméabilité des adultes aux avis des robots est aussi peut-être liée au type de machine utilisée dans le test, à savoir de petits robots, qui ressemblent à des jouets. Un chercheur explique à The Verge que "si on avait dit 'c'est la dernière intelligence artificielle de Google'", les comportements observés auraient pu être différents.

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