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Malaisie : le procès lié à l'assassinat de Kim Jong-nam va se poursuivre

Les accusées vietnamienne Doan Thi Huong (à droite) et indonésienne Siti Aishah (à gauche) escortées par la police le 24 octobre 2017.
Les accusées vietnamienne Doan Thi Huong (à droite) et indonésienne Siti Aishah (à gauche) escortées par la police le 24 octobre 2017. Mohd Rasfan, AFP

Deux femmes sont accusées d'avoir empoisonné et tué dans un aéroport malaisien, Kim Jong-nam, le demi-frère en disgrâce de Kim Jong-Un, le président nord-coréen. Leur procès se poursuivra en Malaisie, a annoncé la cour de Shah Alam.

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Le procès de deux femmes accusées de l'assassinat en février 2017 en Malaisie du demi-frère en disgrâce du dirigeant de la Corée du Nord va se poursuivre, a indiqué jeudi 16 août la cour malaisienne de Shah Alam dans une décision qui va dans le sens de l'accusation.

Après avoir entendu les arguments du parquet, la cour de Shah Alam, près de Kuala Lumpur, a estimé que les preuves avancées contre l'Indonésienne Siti Aisyah et la Vietnamienne Thi Huong étaient suffisantes pour soutenir l'accusation de meurtre avec préméditation, a déclaré le président de la juridiction, Azmi Ariffin.

Lors de la précédente audience en juin, le juge avait indiqué qu'il rendrait une décision le 16 août, qui pourrait être soit un acquittement, soit la poursuite du procès pour permettre aux accusées de se défendre face aux charges retenues contre elles.

Le demi-frère de Kim Jong-un avait été assassiné le 13 février 2017 à l'aéroport de Kuala Lumpur par les deux femmes qui lui avaient projeté au visage une substance qui s'est révélée être du VX, un agent neurotoxique, version hautement mortelle du gaz sarin, et considérée comme une arme de destruction massive. Kim Jong-nam avait succombé peu après.

Assassinat soigneusement planifié?

Depuis le début de l'affaire, les deux accusées nient toute intention de tuer. Elles affirment avoir été recrutées pour participer à ce qu'elles croyaient être une farce du style "caméra cachée", mais qui s'est révélé être un complot fomenté par des agents nord-coréens.

Quatre Nord-Coréens mis en cause dans cette affaire avaient fui la Malaisie le jour de l'assassinat. Dès le début de l'affaire, la Corée du Sud a accusé le Nord d'avoir orchestré l'assassinat, ce que Pyongyang a toujours démenti. Kim Jong-nam était très critique envers le régime nord-coréen et vivait en exil.

Pour l'accusation, il s'agit d'un "assassinat soigneusement planifié et exécuté" par les deux femmes "entraînées" pour assurer le succès de l'opération. De son côté, la défense dénonce une enquête "bâclée" et demande l'acquittement des accusées.

Avec AFP

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