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Le chef d'État sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, réélu pour cinq ans au Mali, l'opposition conteste

Le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, lors d'un meeting à Bamako le 3 août 2018.
Le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, lors d'un meeting à Bamako le 3 août 2018. Luc Gnago, Reuters

Ibrahim Boubacar Keïta, favori de l’élection présidentielle au Mali, a été réélu jeudi avec 67,17 % des voix. Il devance l'opposant Soumaïla Cissé déjà défait en 2013, dont le parti conteste ces résultats et compte déposer des recours.

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C'est sans surprise que le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta ("IBK"), largement favori, a remporté, jeudi 16 août, l'élection présidentielle au Mali avec 67,17 % des voix. À 73 ans, le chef de l'État, qui partait favori après avoir viré largement en tête au premier tour, a donc été réélu pour cinq ans.

Au second tour, l'opposant Soumaïla Cissé, déjà battu en 2013, n'a récolté que 32,83 %. Le taux de participation au scrutin du dimanche 12 août a été de 34,54 %, a précisé le ministre de l'Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf, sur la télévision publique ORTM. Lors de la présidentielle de 2013, "IBK" l'avait emporté avec 77,6 % des suffrages, déjà face à Soumaïla Cissé.

"Ce sont leurs résultats. Ils ne reflètent pas la vérité des urnes", a déclaré depuis le QG de campagne Tiébilé Dramé, chef de campagne de Soumaïla Cissé, estimant que "le 12 août [jour du second tour] est un jour noir pour le Mali". Il a ajouté que l'opposition allait "utiliser tous les moyens démocratiques pour faire respecter le vote des Maliens", précisant ensuite que son camp allait "déposer des recours devant la Cour constitutionnelle pour faire annuler des résultats frauduleux" dans certaines régions.

En fin de matinée, le fonctionnement des réseaux mobiles était toujours perturbé dans Bamako, où les forces de sécurité étaient plus nombreuses que d'habitude mais où les habitants vaquaient à leurs occupations habituelles.

Ibrahim Boubacar Keita réélu à 67% des voix face à Soumaila Cissé

La mission d'observation électorale de l'Union européenne a estimé pour sa part, le 14 août, que "la période de l’entre-deux tours a été marquée par le ralentissement des réseaux sociaux ainsi que par une couverture des médias audiovisuels publics en faveur du candidat IBK au détriment de son rival Soumaïla Cissé". Elle reconnaît cependant que, pendant la campagne officielle du second tour, "les médias publics ont garanti un accès égal aux deux candidats", à la différence des médias privés.

"Malgré une procédure établie dans les procès-verbaux pour connaître le taux de participation des femmes, les données n’ont pas été publiées au niveau national", note par ailleurs la mission d'observation de l'UE.

Grâce à un renforcement de la présence militaire, le second tour s'est déroulé dans un climat plus apaisé que le premier. Un président de bureau de vote a bien été tué près de Tombouctou (nord) par des jihadistes présumés, mais seuls 490 bureaux – sur 23 000 – n'ont pu ouvrir, soit moitié moins que le 29 juillet.

Le nouveau mandat d'IBK prendra effet le 4 septembre pour cinq ans, avec la lourde tâche de relancer l'accord de paix conclu en 2015 avec l'ex-rébellion à dominante touareg, dans un pays toujours confronté à la menace jihadiste malgré cinq années d'interventions militaires.

Avec AFP

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