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À la Mecque, le hajj se met au high-tech

Des fidèles musulmans en train de prier autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, le 16 août 2018, à la Grande Mosquée de la Mecque en Arabie Saoudite, avant le début du pèlerinage annuel du Hajj.
Des fidèles musulmans en train de prier autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, le 16 août 2018, à la Grande Mosquée de la Mecque en Arabie Saoudite, avant le début du pèlerinage annuel du Hajj. Ahmad Al-Rubaye, AFP

L'Arabie saoudite affronte d'énormes défis logistiques lors du hajj. À la veille du grand pèlerinage, dimanche 19 août, des applications ont été développées pour faciliter la venue de millions de pèlerins.

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Quelque deux millions de musulmans effectueront à partir de dimanche 19 août le grand pèlerinage annuel à La Mecque, le hajj, qui prend une dimension de plus en plus high-tech avec une multiplication d'applications mobiles dans différentes langues pour aider les fidèles.

Cette initiative, appelée "smart hajj", pourra permettre aux pèlerins de trouver leur chemin ou obtenir des soins médicaux d'urgence auprès du Croissant-Rouge saoudien car ils seront localisés. Le ministère du Pèlerinage gère également l'application "Manasikana" qui fournit une traduction pour les fidèles ne parlant ni arabe ni anglais.

Crise diplomatique dans le Golfe

Le hajj intervient aussi plus d'un an après le début d'une grave crise diplomatique dans le Golfe entre le Qatar et l'Arabie saoudite et ses alliés. L'Arabie saoudite sunnite, premier exportateur mondial de pétrole, et ses alliés accusent le Qatar de soutenir des extrémistes islamistes et de se rapprocher de l'Iran chiite, grand rival de Riyad. Une incrimination que le Qatar nie. Les pèlerins en provenance de cet émirat sont autorisés néanmoins à entrer en Arabie saoudite pour le hajj, assure la monarchie.

Le hajj, un énorme défi logistique, a connu plusieurs drames depuis 1987, avec des centaines de morts dans des mouvements de foule ou des affrontements entre policiers saoudiens et pèlerins iraniens qui manifestaient contre les États-Unis et Israël. Téhéran avait temporairement suspendu l'envoi de ses citoyens au hajj à la suite d'une gigantesque bousculade qui avait fait quelque 2 300 morts en 2015, dont des centaines d'Iraniens.

Le hajj, un des cinq piliers de l'islam, se déroule alors que l'Arabie saoudite, un royaume ultraconservateur, connaît des changements sans précédents. Les femmes ont ainsi été autorisées à conduire depuis le mois de juin, mais les autorités font preuve dans le même temps d'une grande fermeté face à toute voix dissidente.

Avec AFP

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