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SPORT

La réforme de la Coupe Davis, "un triste jour pour le tennis"

© AFP / Archives | La nouvelle formule de la Coupe Davis a été adoptée par l'assemblée générale de Fédération internationale réunie à Orlando.

Texte par Cassandre TOUSSAINT

Dernière modification : 17/08/2018

La fédération internationale de tennis a voté jeudi la réforme de la Coupe Davis, transformant en profondeur cette compétition internationale, pour la rendre plus attractive… et lucrative. Au grand dam des amoureux de la "Vieille dame" du tennis.

Ce n’est pas une réforme, c’est une transformation radicale que va connaître la Coupe Davis l’année prochaine. De la compétition, vieille de 118 ans, ne devrait plus rester que le nom (et encore !) après l'approbation jeudi 16 août par les instances mondiales du tennis du projet entérinant sa réforme.

Elle avait déjà subi beaucoup de retouches, mais vient de vivre le plus radical des liftings, sacrifiée sur l’autel de l’argent, selon ses amoureux et de nombreux joueurs.

Exit l'habituelle compétition étalée sur quatre week-ends de trois jours, jugée obsolète, dispersée dans le temps et l'espace, et qui n'attirait plus ces dernières décennies les meilleurs joueurs mondiaux. Place à une phase finale raccourcie regroupant 18 équipes, disputée sur terrain neutre, sur une semaine, en novembre, en fin de saison.

Manne financière

Sans grand suspense, la nouvelle formule a été adoptée à 71,43 % des voix par l'assemblée générale de Fédération internationale (ITF) réunie à Orlando, en Floride, soit largement plus que la majorité des deux tiers requise. Cette réforme était ardemment soutenue par David Haggerty, président de l'ITF, assurée de tenir là une manne financière, ainsi que par de nombreuses fédérations nationales, au grand dam des joueurs. La nouvelle compétition sera richement dotée. Un partenariat avec le groupe Kosmos, présidé par le footballeur Gerard Piqué, garantit ainsi trois milliards de dollars (2,5 milliards d'euros environ) sur vingt-conq ans à l'ITF, 20 millions de dollars (17 millions d'euros) chaque année aux joueurs et plus encore (22 millions de dollars, 19 millions d'euros) aux fédérations.

La Fédération française (FFT) a, en effet, en dépit de l'opposition d'une majorité de ses joueurs, rejoint les partisans de la réforme aux côtés des États-Unis, de l'Espagne, de l'Italie et de l'Argentine, mais contre l'Australie et la Grande-Bretagne.

>> À lire sur France 24 : "Le tennis français s'insurge contre 'la mise à mort' de la Coupe Davis"

"C'est une décision historique qu'il fallait prendre, car la Coupe Davis n'était pas en bonne santé", a d'ailleurs défendu le président de la FFT, Bernard Giudicelli. Pour lui, cette nouvelle formule, loin d'être un enterrement, "est plutôt une renaissance", a-t-il expliqué lors d'une conférence téléphonique, reniant le fait que cette réforme soit le symbole d'une victoire de l'argent sur la passion.

Désormais, "le prize money de la Coupe Davis sera du même niveau que celui du Grand Chelem, ce qui va être un élément d'attraction" pour les meilleurs joueurs, a pour sa part estimé Bernard Giudicelli.

Becker sans voix

La légende du tennis Boris Becker [double vainqueur du saladier d'argent (1988 et 1989)], a fait part de son mécontentement, disant ne pas trouver les mots…

La Fédération australienne s'est déclarée "extrêmement déçue de ces changements radicaux [apportés à la compétition] et qui enlèvent beaucoup de ce qui rendait la Coupe Davis unique et si spéciale".

Depuis 1900, la compétition, à l'origine circonscrite à un affrontement anglo-américain, élargi à la France en 1904, avait vaillamment résisté, s'adaptant lentement aux époques. En 1972, elle avait ainsi mis à bas le principe du Challenge Round, qualifiant automatiquement le vainqueur précédent pour la finale. En 1981 était apparu le tie-break dans les quatre premiers sets, suivi trente-cinq ans après de son instauration également dans le cinquième pour éviter les fins de matches interminables... pour la télévision.

La France, tenante du titre et 10 fois vainqueur de l’épreuve, jouera les demi-finales en septembre contre l’Espagne de la dernière édition de la Coupe Davis "à l’ancienne".

Avec AFP

Première publication : 17/08/2018

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