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Washington crée un "groupe de travail" pour faire respecter les sanctions contre l'Iran

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo lors d'une conférence de presse à Washington le 16 août 2018.
Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo lors d'une conférence de presse à Washington le 16 août 2018. Rod Lamkey, Getty Images/AFP

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a annoncé jeudi la création d'un "groupe de travail" visant à faire respecter les sanctions de Washington contre l'Iran.

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Washington ne relâche pas la pression sur l’Iran. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a annoncé jeudi 16 août la création d'un "groupe de travail" destiné à faire respecter les sanctions économiques américaines contre Téhéran, au risque de sanctions "secondaires" aux pays qui ne les respecteraient pas.

"Le groupe de travail sera dirigé par l'émissaire spécial pour l'Iran, Brian Hook, et sera chargé de diriger, réévaluer et coordonner tous les aspects des activités du département d'État liées à l'Iran", a déclaré Mike Pompeo à la presse.

L'objectif est notamment de faire respecter par les autres pays les sanctions économiques contre l'Iran que le président américain Donald Trump a décidé de rétablir début août après avoir dénoncé en mai l'accord nucléaire signé en 2015, a indiqué pour sa part Brian Hook. Cette cellule de travail est "déterminée à mener un gros effort mondial pour que le régime iranien change d'attitude", a-t-il précisé. "Nous voulons nous synchroniser étroitement avec nos alliés et partenaires dans le monde entier."

Deuxième salve de sanctions début novembre

Les États-Unis ont rétabli début août une première salve de sanctions économiques contre l'Iran, notamment des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale. Une deuxième salve doit entrer en vigueur début novembre.

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"Notre but est de réduire les importations de pétrole iranien de chaque pays à zéro d'ici au 4 novembre", a indiqué Brian Hook. "Nous sommes prêts à imposer des sanctions secondaires [aux pays qui ne respecteraient pas les sanctions américaines]", a-t-il ajouté.

L'administration Trump a assuré à plusieurs reprises qu'elle ne cherchait pas à obtenir un changement de régime à Téhéran, mais seulement un changement de comportement. Elle a rendu publique une longue liste d'activités auxquelles elle demande à Téhéran de renoncer, notamment son soutien au régime syrien et au Hezbollah libanais, son programme de développement de missiles, son programme nucléaire et les détentions de ressortissants américains.

Espoir d'un nouvel accord

"Depuis près de quarante ans, le régime de Téhéran est responsable d'un torrent de violence et de déstabilisation à l'encontre des États-Unis, de leurs alliés, de leurs partenaires et bien sûr des Iraniens eux-mêmes", a déclaré Mike Pompeo. "Le peuple iranien et le monde exigent que l'Iran se comporte enfin comme un pays normal." "Nous espérons pouvoir bientôt conclure un nouvel accord avec l'Iran", a ajouté le secrétaire d'État américain. "Mais nous devons d'abord assister à des changements majeurs du comportement du régime à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières."

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Alors qu'on lui demandait si la création de ce "groupe de travail sur l'Iran" avait été sciemment annoncée à l'occasion du 65e anniversaire du coup d'État contre le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh, orchestré par la CIA, Brian Hook a assuré qu'il s'agissait d'une "pure coïncidence".

Le nouvel émissaire, qui a eu mercredi à Londres des entretiens consacrés à l'Iran avec des responsables britanniques, français et allemands, n'a pas exclu des négociations directes avec les dirigeants iraniens s'ils démontrent un "engagement" à changer de comportement.

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a affirmé lundi qu'il n'y aurait ni guerre ni négociations avec les États-Unis, les problèmes de son pays étant le résultat selon lui d'une mauvaise gestion du gouvernement plutôt que du rétablissement des sanctions, des propos qui augmentent la pression sur le président modéré Hassan Rohani.

Avec AFP

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