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Gênes : le bilan s'alourdit, la société gestionnaire du pont promet 500 millions d'euros

Le patron de la société Autostrade per l'Italia Giovanni Castellucci, en conférence de presse, le samedi 18 août 2018, à Gênes.
Le patron de la société Autostrade per l'Italia Giovanni Castellucci, en conférence de presse, le samedi 18 août 2018, à Gênes. Piero Cruciatti, AFP

Le bilan de l'effondrement du pont Morandi à Gênes s'est alourdi samedi à 40 morts. La société Autostrade per l'Italia, mise en cause dans l'accident, a annoncé mettre 500 millions d'euros sur la table pour reconstruire le pont et aider la ville.

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Les dirigeants d'Autostrade per l'Italia, la société autoroutière gestionnaire du pont qui s'est effondré à Gênes, en Italie, ont décidé de réagir, après avoir été mis en cause par le gouvernement italien. Samedi 18 août, la société a annoncé pouvoir mettre à disposition 500 millions d'euros pour aider la ville et reconstruire l'ouvrage.

"En faisant la somme, on arrive rapidement au demi-milliard d'euros (...). Ce sont des fonds qui seront disponibles dès lundi", a déclaré Giovanni Castellucci, patron de la société qui a été mise en cause par le gouvernement, lors d’une conférence de presse.

Cette somme comprend à la fois un fonds se comptant "en millions d'euros" pour les proches de la quarantaine de victimes, mais aussi un fonds avec "des dizaines de millions d'euros" géré par la commune pour reloger les habitants dont les immeubles sous le pont sont condamnés.

Le bilan humain s'alourdit

La compagnie est dans la tourmente depuis que le gouvernement italien a décidé jeudi 16 août d’ouvrir une enquête sur sa responsabilité dans leffondrement du viaduc de Gênes. Le ministère des Transports a donné quinze jours à la filiale du groupe Atlantia pour démontrer qu'elle a respecté ses obligations contractuelles. Vendredi 17 août, le gouvernement a même entamé une procédure pour révoquer la concession du tronçon du pont.

>> À lire sur France 24: Effondrement du viaduc de Gênes : un signal d’alarme pour les ponts européens

Samedi 18 août, le bilan de l'accident s'est encore alourdi : il s'élève désormais à 40 morts confirmés, après le décès d'un blessé roumain et la découverte du corps d'un ouvrier génois dans les décombres, ainsi que trois autres probables, un couple turinois et leur fillette de 9 ans dont la voiture a été retrouvée à l'aube écrasée par un bloc de béton.

Il n'y a plus de disparu signalé aux autorités, mais les pompiers ont assuré qu'ils poursuivraient leurs recherches dans l'amas de béton et de ferraille en contrebas du pont.

"Huit mois" pour tout reconstruire

Lors de la conférence de presse, le patron d’Autostrade per Italia a déclaré que la société avait un projet, lui permettant, "en huit mois", d'avoir un nouveau pont en acier. Pour désengorger la ville en attendant, Autostrade aménagera aussi "en des temps record" une alternative pour les poids-lourds sur une voie privée de l'aciérie Ilva près du port.

Ni Giovanni Castellucci ni Fabio Cerchiai, président de la société qui gère près de la moitié des 6 000 km d'autoroutes du pays, n'ont souhaité s'exprimer sur leurs rapports avec le gouvernement.

"C'était un pont très particulier, mais il était considéré comme sûr par tous ceux qui l'ont examiné. Quelque chose s'est passé et c'est à la justice de dire quoi", a expliqué Giovanni Castellucci.

Les deux dirigeants, que les chefs de file du gouvernement avaient appelés à démissionner au plus vite, ont précisé qu'ils entendaient rester en poste dans l'immédiat.

Avec AFP

 

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