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La Syrie et l'Ukraine au cœur de la rencontre Merkel-Poutine

Angela Merkel accueille Vladimir Poutine à Berlin, le 19 octobre 2016
Angela Merkel accueille Vladimir Poutine à Berlin, le 19 octobre 2016 Odd Andersen, AFP

Angela Merkel et Vladimir Poutine se sont discrètement rencontrés à Berlin samedi. Ils ont évoqué plusieurs sujets sensibles, parmi lesquels la Syrie, l'Ukraine et l'oléoduc Nord Stream 2.

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Angela Merkel a reçu, samedi 18 août, Vladimir Poutine au château de Meseberg, au nord de Berlin, pour un entretien notamment consacré aux conflits syrien et ukrainien, points de désaccords persistants entre l'Allemagne et la Russie. Peu d’informations ont filtré après leur entrevue, mais les deux dirigeants avaient déjà annoncé la couleur par déclarations interposées avant sa tenue.

Le président russe, arrivé en Allemagne après avoir assisté au mariage de la ministre autrichienne des Affaires étrangères, Karin Kneissl, a appelé les Européens à participer financièrement à la reconstruction de la Syrie. Une demande récurrente chez Vladimir Poutine depuis plusieurs mois.

"Il faut renforcer la dimension humanitaire dans le conflit syrien et je veux dire par là avant tout l'aide humanitaire à la population syrienne, et aider les régions où les réfugiés se trouvant à l'étranger peuvent retourner", a-t-il déclaré avant de rencontrer Angela Merkel. L’homme fort du Kremlin souhaite un retour rapide de plus de 5 millions de réfugiés en Syrie. Depuis quelques mois, seuls quelques milliers de réfugiés sont retournés dans leur pays. Et de rappeler qu'ils sont un million en Jordanie, autant au Liban, et 3 millions en Turquie.

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La chancelière allemande a estimé pour sa part que la priorité en Syrie était "d'éviter une catastrophe humanitaire", sans entrer dans les détails. Sur l’épineux dossier syrien, Berlin souhaite que Moscou finalise un accord de paix durable avec Washington. Angela Merkel a jugé possible la tenue d'un sommet à quatre (Russie, France, Turquie, Allemagne) sur la Syrie.

L'Ukraine au centre des débats

Autre sujet abordé : la situation en Ukraine. Vladimir Poutine a estimé que le règlement de la crise "n'avance malheureusement pas du tout".

Le processus de paix des accords de Minsk, parrainé par l'Allemagne et la France, est au point mort, a quant à elle affirmé la chancelière, soulignant l'absence "de cessez le feu stable" dans l'est de l'Ukraine. Une mission des Nations unies sur place, au menu des discussions avec Vladimir Poutine, "pourrait peut-être jouer un rôle de pacification" dans la région, a-t-elle dit. La Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes de l'Est ukrainien, ce qu'elle nie.

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La question de l'oléoduc Nord Stream 2, qui doit permettre d'acheminer le gaz russe en Allemagne via la Baltique, constitue enfin un autre dossier chaud au cœur des discussions entre les deux dirigeants.

Cette rencontre à huis clos entre Vladimir Poutine et Angela Merkel aura probablement peu de conséquences pratiques. Rien de concret n'était sorti de leur précédente rencontre, qui s'est déroulée en mai 2018 à Sotchi.

La chancelière allemande a averti peu avant l’entretien qu'"aucun résultat particulier" n'était à attendre de cette entrevue. "Mais le nombre de problèmes qui nous préoccupent, de l'Ukraine à la Syrie en passant par la question de la coopération économique, est si important que cela justifie un dialogue permanent", a-t-elle ajouté.

Avec AFP

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