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Washington retire ses fonds destinés à la stabilisation en Syrie

Heather Nauert, la porte-parole de la diplomatie américaine au Département d'État, à Washington, le 29 mai 2018.
Heather Nauert, la porte-parole de la diplomatie américaine au Département d'État, à Washington, le 29 mai 2018. Mandel Ngan, AFP

Les États-Unis ont décidé de ne plus financer le fonds de stabilisation de la coalition internationale en Syrie, tout en niant "affaiblir leur détermination" à atteindre leurs objectifs stratégiques dans le pays.

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Washington a décidé de suspendre, vendredi 17 août, le financement des projets de stabilisation de la coalition internationale en Syrie. "Après les contributions de partenaires clés, le secrétaire d'État Mike Pompeo a autorisé le département d'État à réorienter environ 230 millions du fonds de stabilisation pour la Syrie", a indiqué la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert.

En marge d'une réunion de l'Otan, Mike Pompeo a obtenu, le 12 juillet, des contributions de 300 millions de dollars de plusieurs pays pour les projets de la coalition internationale, conduite par les États-Unis, a expliqué Brett McGurk, envoyé spécial du président américain Donald Trump auprès de la coalition.

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Parmi les principaux pays donateurs figurent l'Australie, le Danemark, l'Union européenne, la France, l'Allemagne, l'Italie, la Norvège, Taïwan, ainsi que les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite. Ces deux derniers ont annoncé les deux plus grosses contributions pour respectivement 50 et 100 millions de dollars

Ces fonds sont destinés aux opérations de déminage et aux services publics essentiels (eau, électricité, etc.) et non à la reconstruction du pays, une entreprise bien plus vaste dont le coût a été évalué à plus de 300 milliards de dollars et qui reste, pour les Occidentaux, liée à un changement de régime.

Pour Heather Nauert, ces nouvelles contributions représentent un "succès" pour Donald Trump qui avait demandé à la communauté internationale de participer davantage aux efforts financiers pour la Syrie.

Nominantion d'un représentant spécial pour la Syrie

Washington a tenté de tempérer ce revirement. La suspension des versements américains "ne signifie pas un affaiblissement de notre détermination à atteindre nos objectifs stratégiques en Syrie", a souligné la porte-parole de la diplomatie américaine, précisant qu'elle n'affecte ni l'aide humanitaire ni le financement de la sécurité des zones libérées par la coalition, assurés par le ministère de la Défense.

"Nous sommes prêts à rester en Syrie jusqu'à la défaite complète de l'EI et nous restons déterminés à nous assurer du retrait des forces iraniennes et de leurs alliés", a-t-elle poursuivi.

Comme gage de bonne volonté, le Département d'État a annoncé simultanément la nomination d'un ancien ambassadeur à Bagdad, James Jeffrey, au poste de représentant spécial pour la Syrie. James Jeffrey, 72 ans, est notamment chargé de relancer les efforts diplomatiques américains pour tenter d'obtenir un règlement négocié de la guerre civile en Syrie, qui a fait plus de 350.000 morts et déplacés des millions de personnes depuis 2011.

Avec AFP

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