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France – Algérie : Macron doit se prononcer sur la reconnaissance du sort des harkis

© AFP | Des Algériens harkis et leur famille, rapatriés d'Algérie, attendent sur un quai du port de Marseille, le 23 juin 1962, d'être dirigés sur le camp de Bourg-Lastic dans le Puy-de-Dôme.

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 20/08/2018

La France doit annoncer fin septembre des mesures concernant les harkis. Le Parlement pourrait reconnaître le sort de ces supplétifs algériens de l'armée française lors de la guerre d'Algérie.

Près de 60 ans après la fin de la guerre d’Algérie, la France va-t-elle reconnaitre le sort des harkis ? C’est en tout cas ce que préconise un rapport de 180 pages remis en juillet à Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées.

Dans le Journal du Dimanche du 19 août 2018, cette dernière a déclaré que des annonces pourraient* être faites le 25 septembre prochain à l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux harkis, ces supplétifs algériens de l’armée française pendant la guerre d’Algérie.

Contacté par France 24, le cabinet de la ministre précise que ces annonces pourraient être faites par le président Emmanuel Macron, en raison de sa "sensibilité pour les questions mémorielles en général et pour la question des harkis en particulier".

Une cinquantaine de propositions

La mission confiée au groupe de travail consistait à "évaluer les dispositifs de reconnaissance et de réparation mis en œuvre en faveur des harkis et de proposer des mesures qui permettront une préservation de la mémoire et une réparation adaptée aux situations diverses que rencontrent les harkis et leurs familles", soit par "l’évolution des dispositifs existants", soit par la "création de dispositifs ad hoc nouveaux".

Parmi les 56 propositions, le rapport préconise notamment le "recours à une résolution parlementaire de l'article 34-1 de la Constituion pour acter la reconnaissance de la Nation que les harkis et leurs familles appelent de leurs voeux". Comme le note, le préfet Dominique Ceaux, président du groupe de travail dans l’introduction du rapport, les harkis "méritent la pleine reconnaissance leur mère-patrie, la France".

Le rapport recommande également de rendre obligatoire l’enseignement de la guerre d’Algérie au collège et au lycée. Cela "fait partie des moments difficiles de son pays qu’il faut connaître", a souligné Geneviève Darrieussecq auprès du JDD. Enfin, un "fonds de réparation et de solidarité" dôté de 40 millions d’euros est aussi proposé pour ces anciens soldats et leurs enfants.

"Ce sont des mesurettes"

Mais ce montant a été critiqué par certaines associations de harkis. Le comité national de liaison des harkis (CNLH) a jugé ses propositions inacceptables, et demande entre 4 et 35 milliards d’euros de réparations. "Le préfet propose 10 millions d’euros par an sur 4 ans, soit 40 millions d’euros, pour améliorer les rentes viagères et les allocations de reconnaissances, pour 80 000 ayants droit de la première et deuxième génération de harkis. Ça fait 125 euros par an et par personne !", a ainsi dénoncé en juin dernier dans la Dépêche Boaza Gasmi, un des quatre représentants du CNLH à siéger au sein de la commission harkis.

"Nous ne sommes pas restés jusqu’au bout de la présentation, nous avons quitté la table avant car nous considérons cette proposition comme une insulte. Ce sont des mesurettes, c’est indigne. Si ces mesures restent en l’état, nous les refuserons, nous préférons ne rien avoir de plus", explique-t-il. En réponse, le cabinet de la ministre assure que le "le choix du rapporteur a été de se concentrer sur la solidarité à l'égard des harkis en difficulté et de privilégier une approche individuelle plutôt qu'une action globale de réparation, se rajoutant aux dispositifs passés"*.

Du côté de l’Algérie, le sujet est toujours aussi sensible. Réagissant au débat en France, Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du Front de libération national, s’est montré ferme, comme le rapporte le journal l’Expression : "Les harkis ont choisi la France. Leur dossier est définitivement plié. Il n'y aura pas de retour en arrière".

* Précisions apportées à la demande du cabinet de Madame la ministre Darrieussecq

Première publication : 20/08/2018

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