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Sanctions américaines : le Français Total a officiellement quitté l'Iran

Total détenait une part de 50,1% dans le plus grand gisement gazier au monde, situé en Iran.
Total détenait une part de 50,1% dans le plus grand gisement gazier au monde, situé en Iran. Jonas Roosens, Belga, AFP (archives)

Le gouvernement iranien a déclaré lundi que le géant pétrolier français Total avait officiellement quitté l'Iran à la suite du rétablissement des sanctions américaines contre l'Iran.

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Le groupe pétrolier français Total s'est officiellement désengagé de ses projets d'investissements de plusieurs milliards de dollars en Iran, après le rétablissement des sanctions américaines contre la République islamique, a annoncé lundi 20 août le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanghaneh.

"Total a officiellement mis fin à l'accord pour le développement de la phase 11 du (gisement gazier) South Pars. Cela fait plus de deux mois qu'il avait annoncé qu'il mettrait fin au contrat", a précisé Bijan Namdar Zanghaneh à l'agence Icana, liée au ministère du Pétrole. Le processus du remplacement du géant français par une autre société est engagé, selon Téhéran.

Le contrat signé en 2017 en vue du développement de la phase11 de South Pars attribuait à Total une part de 50,1% dans ce qui apparaît comme le plus grand gisement gazier au monde.

Un deuxième train de sanctions en novembre

Après son retrait unilatéral de l'accord nucléaire conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, Washington a rétabli le 6 août une première série de sanctions contre Téhéran et lancé un avertissement aux pays qui persisteraient à commercer avec l'Iran.

L’administration Trump a donné aux entreprises une période de 90 à 180 jours pour se retirer d'Iran et une nouvelle salve de sanctions touchant le secteur des hydrocarbures est prévue en novembre.

Les pays européens, parties prenantes de l'accord de 2015, s'étaient d'emblée dits déterminés à sauver le texte. Mais par peur des pénalités américaines, un grand nombre de groupes, dont le constructeur allemand Daimler, ont déjà annoncé leur retrait du pays.

Avec AFP et Reuters

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