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D'émouvantes et brèves réunions de famille entre Sud et Nord-Coréens

Le Sud-Coréen Jo Hye-do, âgé de 86 ans, embrasse sa soeur Nord-Coréenne Jo Soon-do, 89 ans, le 20 août 2018 au Mont Kumgang.
Le Sud-Coréen Jo Hye-do, âgé de 86 ans, embrasse sa soeur Nord-Coréenne Jo Soon-do, 89 ans, le 20 août 2018 au Mont Kumgang. Yonhap, AFP

Plusieurs dizaines de Sud-Coréens d'un âge avancé sont passés au Nord pour y rencontrer des parents qu'ils n'ont plus revus depuis la Guerre de Corée, à l'occasion de poignantes réunions de familles séparées depuis des décennies.

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Quelque 180 familles séparées par la guerre de Corée (1950-1953) sont temporairement réunies en Corée du Nord à partir du lundi 20 août, conformément à la décision prise à la suite du sommet entre le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un en avril dernier.

Cette nouvelle série de réunions, les premières depuis trois ans, ont lieu dans la station de montagne nord-coréenne du Mont Kumgang. Elles sont une illustration supplémentaire de la remarquable détente entre le Nord et le Sud, après des années de montée des tensions en raison des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang.

Plus de 57 000 survivants sud-coréens se sont inscrits pour prendre part à ces réunions. "J'ai plus de 90 ans donc je ne sais pas quand je vais mourir. Je suis très heureux d'avoir été sélectionné cette fois-ci, je plane dans les airs", a dit Moon Hyun-sook, âgé de 91 ans, qui va rencontrer lundi ses jeunes sœurs.

Les explications de notre correspondant

Des rencontres éprouvantes

De lundi à mercredi, les participants passeront environ 11 heures avec les membres de leur famille au Nord, souvent sous la supervision d'agents nord-coréens, avant de se séparer à nouveau, probablement pour toujours. Initialement, 130 000 Sud-Coréens s'étaient portés candidats en 2000 pour ces réunions. L'immense majorité sont aujourd'hui décédés. La plupart des survivants ont plus de 80 ans. Le doyen, cette année, s'appelle Baik Sung-kyu et a 101 ans. Il doit rencontrer sa belle-fille et sa petite fille.

"La plupart des participants sont âgés et nombre d'entre eux souffrent d'hypertension, de diabète et ont des problèmes de santé sous-jacents. Nous vérifions minutieusement leur état de santé afin qu'ils puissent prendre part comme prévu à l'événement", a déclaré Han Sang-jo, un médecin.

Ceux qui ont participé par le passé à ces rencontres ont souvent regretté que ce soit trop court. La plupart ont aussi raconté à quel point les "adieux", à la fin des trois jours, pouvaient être éprouvants. D'autres ont été consternés par le fossé idéologique les séparant. Quelques uns, par ailleurs, ont eu toutes les peines du monde à recoller les morceaux après des décennies de séparation, et en raison de leur grand âge.

Pendant des années, Séoul a réclamé des réunions régulières entre les familles séparées, notamment par visioconférence, mais les relations fragiles avec Pyongyang ont régulièrement empêché la mise en œuvre de tels programmes.

Avec AFP et Reuters

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