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Arabie saoudite : le procureur public demande la peine de mort pour cinq militants

Des femmes se promènent à Riyad le 27 février 2018. (Image d'illustration)
Des femmes se promènent à Riyad le 27 février 2018. (Image d'illustration) Fayez Nureldine, AFP

Le procureur public saoudien a requis la peine de mort pour cinq militants des droits de l'Homme. Parmi eux, Israa al-Ghomgham pourrait devenir la première femme exécutée pour son activisme politique.

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Israa al-Ghomgham pourrait devenir la première femme d'Arabie saoudite à être exécutée en lien avec son engagement pour les droits fondamentaux. Le procureur public du royaume wahhabite a en effet requis la peine capitale pour cinq militants des droits de l'Homme, dont cette activiste de renom, a indiqué mercredi 22 août l'ONG Amnesty International.

"Israa al-Ghomgham et quatre autres personnes font aujourd'hui face à la pire peine possible et ce, pour leur engagement dans des manifestations anti-gouvernementales", a déclaré Samah Hadid, la directrice de campagne pour le Moyen-Orient chez Amnesty International. "Nous demandons aux autorités saoudiennes d'abandonner leur plan immédiatement", a-t-elle ajouté.

Riyad reproche à Israa al-Ghomgham et à ses co-accusés d'avoir incité à la contestation au sein de la minorité musulmane chiite dans une région stratégique de l'est du pays car riche en hydrocarbures.

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Arrêtée en 2015

L'activiste s'était fait connaître en documentant à partir de 2011 les manifestations antigouvernementales dans la Province orientale, où se concentre la majeure partie de la minorité chiite, qui se plaint régulièrement d'être persécutée et marginalisée dans un royaume dirigé par une dynastie sunnite. Elle avait été arrêtée chez elle, avec son mari, en décembre 2015, selon Human Rights Watch.

"Condamner Israa al-Ghomgham à la peine de mort enverrait un message horrible que tous les militants peuvent être ciblés de la même manière pour leur manifestation pacifique et leur activisme en faveur des droits de l'Homme", a ajouté Samah Hadid.

Les autorités saoudiennes avaient arrêté récemment des militantes des droits des femmes, dont Samar Badaoui. L'ambassade canadienne s'était dite "gravement préoccupée" par ces arrestations, ce qui a provoqué une importante crise diplomatique entre ces deux pays.

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Avec AFP

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