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Argentine : soupçonnée de corruption, l'ex-présidente Cristina Kirchner perquisitionnée

Cristina Kirchner, le 10 mai 2017, au Parlement européen de Bruxelles.
Cristina Kirchner, le 10 mai 2017, au Parlement européen de Bruxelles. John Thys, AFP

Des perquisitions ont été menées jeudi dans les résidences de l'ancienne présidente argentine Cristina Kirchner. Celles-ci ont été mandatées dans le cadre du scandale des "cahiers de la corruption" impliquant l'administration Kirchner.

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La police argentine a lancé, jeudi 23 août, des perquisitions dans les résidences de l'ex-chef de l'État Cristina Kirchner, à la demande d'un juge qui la soupçonne d'être responsable d'un système de corruption durant sa présidence, de 2007 à 2015.

C'est un nouveau volet du scandale des "cahiers de la corruption", qui a révélé des versements de pots-de-vin à l'administration Kirchner par des entreprises du bâtiment et de travaux publics (BTP).

Une vingtaine de policiers, dont certains en combinaison blanche, sont entrés dans un immeuble d'un quartier chic de Buenos Aires sous l'œil de dizaines de journalistes et caméras.

La veille, l'avocat de Cristina Kirchner avait dénoncé un "show médiatique", alors que le Sénat levait partiellement l'immunité de Cristina Kirchner, désormais sénatrice, en autorisant ces perquisitions. L’ancienne présidente bénéficie d'une immunité parlementaire qui l'empêche d'être emprisonnée ou perquisitionnée mais pas d'être entendue par le juge, mise en examen ou jugée.

Dans la foulée de la session qui a autorisé les perquisitions, les sénateurs ont approuvé, jeudi, à l'aube un projet de loi qui permet à l'État d'exproprier les biens issus de la corruption. Ce texte avait déjà été approuvé en 2016 par les députés mais s'était ensuite enlisé au Sénat durant deux ans. Il a récemment retrouvé un second souffle dans le cadre des "Cahiers de la corruption".

Les détails des pots-de-vin soigneusement notés dans des cahiers d’écolier

L'affaire des "Cahiers de la corruption" a été révélée le 1er août, date de la publication du contenu de plusieurs cahiers d'écolier dans lesquels Oscar Centeno, le chauffeur du vice-ministre de la Planification (Travaux publics) Roberto Baratta, notait méticuleusement la date, l'heure, le lieu des remises de sacs d'argent.

Les pots-de-vin versés par des entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics étaient acheminés au domicile de ministres du gouvernement Kirchner, dans un appartement du couple Kirchner ou à la résidence présidentielle d'Olivos, près de Buenos Aires.

Depuis, une vingtaine de patrons de grandes entreprises du bâtiment et de travaux publics (BTP) ont été convoqués par le juge Bonadio. La plupart d'entre eux ont reconnu les faits, accepté de collaborer avec la justice, les autres ont été placés en détention préventive.

Plusieurs membres du gouvernement ou du clan Kirchner ont été emprisonnés mais c'est la première fois que des chefs d'entreprises influents, dont un cousin de l'actuel président Mauricio Macri, tombent pour avoir versé de l'argent à des politiciens, le procureur Carlos Stornelli évoquant 160 millions de dollars (138 millions d'euros) de pots-de-vin.

Avec AFP

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