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Festivals Rock en Seine et Paris Summer Jam : "battle" française entre deux géants américains

Rock en Seine face à Paris Summer Jam, ou le choc frontal entre les deux géants américains des festivals.
Rock en Seine face à Paris Summer Jam, ou le choc frontal entre les deux géants américains des festivals. Archives, AFP

D'un côté, l'historique Rock en Seine, désormais détenu à 50 % par le promoteur AEG, de l'autre, Paris Summer Jam, dernier né chez Live Nation : le choc frontal entre les deux géants américains des festivals débute vendredi en France.

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Sur scène et en coulisses, la concurrence va être féroce, vendredi 24 août, dans le milieu des festivals en banlieue parisienne. Pendant qu'au parc de Saint-Cloud, Rock en Seine (RES) ouvre sa 16e édition avec un plateau qui fera la part belle au rap – avec notamment PNL et Die Antwoord –, Paris Summer Jam (PSJ) va proposer une affiche hip hop très relevée – Kendrick Lamar, N.E.R.D et IAM sont programmés – à dix kilomètres de là, dans l'U Arena de Nanterre.

L'enjeu est pour chacun d'attirer 40 000 personnes. Le ticket d'entrée est à 59 euros pour le festival Rock en Seine, qui propose aussi une programmation basée sur du rock et de l'électro (Mike Shinoda, The Limiñanas et Carpenter Brut), et à 50 euros pour Paris Summer Jam. Derrière ce face-à-face, il est question de la concurrence grandissante à laquelle se livrent Live Nation et AEG, les deux plus gros producteurs de spectacles au monde.

Live Nation – lié par contrat avec Jay-Z, Beyoncé ou U2 – s'est implanté il y a 10 ans dans l'Hexagone et a depuis installé ses festivals Download et Lollapalooza à Paris, et le Main Square à Lille. AEG – qui compte dans son écurie les Rolling Stones ou Madonna –, organisateur du festival californien Coachella, vient d'ouvrir son antenne française et est entré au capital de Rock en Seine à 50 %.

Affrontement pour la programmation de Kendrick Lamar

Une première passe d'armes entre les deux rivaux a eu lieu en décembre 2017, avec le rappeur américain Kendrick Lamar. Rock en Seine pensait avoir réussi à convaincre la star américaine d'être sa tête d'affiche. Mais Live Nation, avec lequel Lamar est sous contrat, s'est aligné sur l'offre de son concurrent pour le "booker" au Paris Summer Jam. Qui plus est le même soir où il devait initialement ouvrir RES.

"Live Nation a voulu nous nuire, en faisant en sorte que Kendrick ne joue pas chez nous. Vu les faibles ventes de leurs billets, c'est un mauvais calcul", accuse Arnaud Meesserman, directeur d'AEG France et coprogrammateur de RES, joint par l'AFP.

"Ce n'est pas la folie niveau billetterie, mais les derniers pointages sont hauts. Et le public achète souvent à la dernière minute", répond-on du côté de Live Nation France. Quoi qu'il en soit, ni Paris Summer Jam ni Rock en Seine ne devraient faire le plein vendredi.

>> À lire : Rock en Seine dévoile ses premiers noms

Pour RES, l'enjeu est d'importance car il entre dans une nouvelle ère. La nouvelle directrice du festival, Sarah Schmitt, espère surtout que les choix de programmation lui donneront raison : "Il y a autant de programmateurs potentiels que de festivaliers. Nous, nous réagissons en fonction de la production actuelle."

Arnaud Meesserman explique pour sa part qu'il est "vrai que PNL, Post Malone, Macklemore ce ne sont pas les têtes d'affiche habituelles. Mais il fallait faire cette ouverture pour provoquer un renouvellement générationnel du public, avec des artistes qui correspondent à ses goûts".

Avec AFP

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