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Migrants du Diciotti : l'Italie lance un ultimatum à la Commission européenne

Des migrants confinés à bord du Diciotti le 23 août 2018
Des migrants confinés à bord du Diciotti le 23 août 2018 Giovanni Isolino, AFP

Le vice-président du Conseil italien, Luigi di Maio, a donné jusqu’à vendredi à la Commission européenne pour parvenir à un accord sur la répartition des migrants bloqués à bord du navire Diciotti, actuellement à quai en Sicile.

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Le gouvernement italien fait monter la pression dans le dossier des migrants bloqués à bord du Diciotti. Faute d’accord sur la répartition des 177 personnes confinées à bord de ce navire des garde-côtes italiens, Rome menace de suspendre sa contribution au budget de l’Union européenne (UE).

Luigi di Maio, vice-président du Conseil italien, a donné jusqu’à vendredi à Bruxelles pour parvenir à un accord sur la question.

"Si rien ne sort de la réunion de la Commission européenne [vendredi] sur la répartition des migrants à bord du Diciotti, le Mouvement 5 Étoiles et moi-même ne serons plus disposés à verser chaque année 20 milliards d’euros à l’UE", a-t-il prévenu dans une vidéo postée jeudi soir Facebook.

Absence de solidarité européenne

Rome a appelé, mercredi, ses partenaires européens à accueillir une partie des migrants secourus la semaine dernière en mer. Le bâtiment des garde-côtes italiens a pu accoster, lundi soir, dans le port de Catane avec 177 migrants à son bord.  Vingt-sept mineurs ont été autorisés à débarquer tard mercredi soir, mais pas les 150 adultes qui sont toujours à bord.

La Commission européenne a annoncé qu’elle travaillait sur une solution similaire à celle trouvée la semaine dernière avec Malte pour les passagers de L’Aquarius.

>> À lire sur France 24 : Malte fait volte-face et accepte de laisser accoster l’Aquarius

La Valette avait accepté d’accueillir le navire humanitaire affrété par l’ONG SOS Méditerranée dans le cadre d’un accord européen qui prévoyait la répartition de la majeure partie des 141 migrants à son bord vers cinq pays européens, dont la France et l’Espagne.

L’affaire du Diciotti est une illustration supplémentaire des tensions entre l’Italie et ses partenaires européens depuis l’arrivée au pouvoir début juin à Rome de la coalition formée par la Ligue et le Mouvement 5 Étoiles.

Ouverture d'une enquête pour détention de migrants

L’Italie, qui a enregistré plus de 650 000 arrivées de migrants sur ses côtes depuis 2014, "ne sera plus le camp de réfugiés de l’Europe", ne cesse de scander Matteo Salvini.

Le procureur en chef d’Agrigente, en Sicile, Luigi Patronaggio, a inspecté le navire mercredi et a annoncé qu’il ouvrait une enquête contre X pour détention de migrants contre leur gré. L’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ou bien encore l’ONG Médecins sans Frontières ont réitéré jeudi leurs appels pour que les migrants du Diciotti puissent débarquer.

"Je ne suis pas un inconnu, mon nom est Matteo Salvini, je suis le ministre de l’Intérieur et je pense qu’il est de mon devoir de défendre la sécurité des frontières de notre pays", a rétorqué Salvini jeudi matin à la radio.

FRANCE 24 avec Reuters

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