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Bemba écarté de la présidentielle congolaise : ses partisans crient à l'injustice

Devant la résidence de Jean-Pierre Bemba à Gemena, le 30 juillet 2018.
Devant la résidence de Jean-Pierre Bemba à Gemena, le 30 juillet 2018. Junior D. Kannah, AFP

Après le rejet de la candidature de Jean-Pierre Bemba par la commission électorale en RD Congo, les partisans de l'opposant appellent à la mobilisation samedi. À Kinshasa, la police anti-émeute est déployée lors d'une "opération de dissuasion".

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Les partisans de l’opposant Jean-Pierre Bemba, dont la candidature à la présidentielle en République démocratique du Congo a été rejetée, ne relâchent pas la pression. "Nous allons utiliser toutes les voies de droit à notre disposition pour faire valoir la candidature de Jean-Pierre Bemba à la présidentielle", a déclaré samedi 25 août à l'AFP la secrétaire générale de son parti, Mouvement de libération du Congo (MLC), la députée Ève Bazaiba. Le MLC va commencer par un recours devant la Cour constitutionnelle d'ici mardi matin, dans le délai légal de 48 heures (en jours ouvrables), a-t-elle ajouté. "Le peuple va faire des actions, des marches", a-t-elle encore dit.

Jean-Pierre Bemba écarté de la présidentielle : "Nous envisageons de faire appel"

Dans la nuit, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a jugé "irrecevable" la candidature de Jean-Pierre Bemba à la présidentielle prévue le 23 décembre 2018. Motif : sa condamnation par la Cour pénale internationale (CPI) pour subornation de témoins.

Jean-Pierre Bemba était l'un des favoris à la succession du président Joseph Kabila, qui ne peut pas se représenter et qui a désigné un "dauphin", l'ancien ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary. Au total, les candidatures de six personnalités sur 25 ont été invalidées dont trois anciens Premiers ministres.

>> À lire aussi : Jean-Pierre Bemba et cinq autres candidats écartés de la course présidentielle en RD Congo

Dans la nuit, les responsables de l'opposition ont appelé à la "mobilisation générale du peuple congolais" en dénonçant des "injonctions" du pouvoir à la commission électorale pour "exclure plusieurs candidats de l'opposition".

>> À lire : Le retour de Jean-Pierre Bemba rebat les cartes de l'opposition congolaise

Une présence inhabituelle de la police anti-émeute était visible samedi matin près de la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC) à Kinshasa, où Jean-Pierre Bemba reste très populaire. "C'est une opération de dissuasion, d'anticipation", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police. Certains opposants "enflamment les réseaux sociaux, d'autres ont appelé à l'insurrection", a-t-il poursuivi. "Ceux qui chercheront à troubler l'ordre public trouveront la police bien présente."

Jean-Pierre Bemba avait fait un retour triomphal à Kinshasa le 1er août après dix ans de prison et son acquittement en juin en appel par la Cour pénale internationale dans l'affaire principale portant sur des exactions commises par sa milice en Centrafrique en 2002-2003, pour laquelle il avait été condamné à 18 ans de prison en première instance. Rival malheureux de Joseph Kabila à l'élection présidentielle de 2006, Jean-Pierre Bemba avait quitté la RD Congo sous escorte des Nations unies en avril 2007, après des combats entre sa milice et l'armée qui avaient fait entre 200 et 300 morts.

>> En vidéo : En Centrafrique, les victimes de Bemba n'ont rien oublié

Avec AFP

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