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Tollé après les critiques de la FFT sur la tenue de Serena Williams à Roland Garros

Serena Willams et la tenue décriée, lors du tournoi de Roland-Garros en 2018.
Serena Willams et la tenue décriée, lors du tournoi de Roland-Garros en 2018. Christophe Simon, AFP

Le président de la Fédération française de Tennis a déclenché un tollé en voulant bannir la combinaison que portait Serena Williams à Roland Garros. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnalités ont pris la défense de la championne.

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Tout au long du week-end, les messages de soutien à la championne de tennis Serena Williams se sont multipliés sur les réseaux sociaux. "Ne lâchez rien Serena", "Serena est libre de porter ce qu’elle veut". "Nous sommes avec toi Serena". Cette avalanche de messages a fait suite aux propos tenus dans l'édition du mois d'août de Tennis Magazine par Bernard Giudicelli, le président de la Fédération française de tennis (FFT).

Dans un entretien, il a critiqué la tenue, une combinaison noire en lycra, que portait la championne en juin 2018 lors du tournoi de Roland Garros. "Je crois qu'on est parfois allé trop loin. Cette tenue ne sera plus acceptée. Il faut respecter le jeu et l'endroit. Tout le monde a envie de profiter de cet écrin", a regretté le dirigeant.

"Vous ne pourrez jamais lui enlever ses pouvoirs"

À quelques jours du coup d’envoi de l’US Open, ces propos n’ont pas manqué de faire réagir. L’ancienne star du tennis Billie Jean King, détentrice de 39 titres du Grand Chelem, a déclaré dans un message sur Twitter qu’il était temps d’arrêter de "vouloir contrôler le corps des femmes". "Le respect dont il est question est celui que Serena Williams mérite pour le talent exceptionnel qu’elle apporte à ce sport. Critiquer ce qu’elle porte est un vrai manque de respect", a-t-elle souligné.

La légende du tennis Billie Jean King a aussi apporté son soutien à Serena Williams

L’équipementier de Serena Williams, Nike, a aussi répondu à sa manière à la polémique en publiant une photo de son athlète sur les réseaux sociaux portant sa combinaison et avec le message suivant : "Vous pouvez enlever la super-héroïne de son costume, mais vous ne pourrez jamais lui enlever ses superpouvoirs".

En France également, beaucoup se sont désolés de cette prise de position du président de la FFT et ont lancé un appel au boycott de l’édition 2019 de Roland Garros. Dans une série de tweets, l’ancienne ministre Cécile Duflot a rappelé le scandale qu’il y avait eu à Wimbledon lorsque Gussy Moran était apparue avec une robe trop courte. "Conclusion, les femmes sont toujours trop ou pas assez couvertes selon... des messieurs...", note-t-elle ainsi avec humour.

"Je suis sûre qu'on va parvenir à un accord"

La principale intéressée, interrogée à ce sujet samedi 25 août lors d’une conférence de presse avant l’US Open, a pour sa part voulu éteindre la polémique. "Je ne sais pas exactement ce qu'il a semblé dire ou n'a pas semblé dire, mais on en a déjà parlé, nous avons une excellente relation", a insisté Serena Williams, qui a laissé entendre qu'elle en avait parlé vendredi avec Bernard Giudicelli.

"C'est quelqu'un avec qui il est facile de parler (...) toute mon équipe est française, donc nous avons une relation merveilleuse", a assuré Williams, entraînée depuis 2012 par le Français Patrick Mouratoglou. "Je suis sûre qu'on va parvenir à un accord et que tout sera O.K., ce n'est pas quelque chose de grave, tout va bien", a-t-elle noté, avant de s'amuser de l'emballement des réseaux sociaux : "J'y suis habituée, le moindre petit tweet peut devenir viral (...) Il faut vivre avec".

La joueuse aux 23 titres du Grand Chelem a rappelé que sa combinaison noire, inspirée du film de la série Marvel "Black Panther" et lui faisait se sentir comme une "princesse guerrière", était aussi un dispositif médical destinée à lutter contre ses problèmes récurrents de circulation sanguine. "Je pense que les tournois du Grand Chelem ont le droit de faire ce qu'ils veulent, mais je pense aussi que s'ils savent que certaines choses ont une raison médicale, il n'y a aucune raison qu'ils ne soient pas O.K."

L'Américaine a en effet connu des complications médicales après son accouchement en 2017, avec la formation de caillots sanguins. Revenue à la compétition après plus d’un an d’absence, elle est actuellement 26e au classement mondial de la WTA.

Avec AFP

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