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EUROPE

Les migrants du Diciotti débarquent en Sicile, la justice poursuit le ministre Salvini

© Giovanni Isolino, AFP | Des migrants sur le pont du "Diciotti" dans le port sicilien de Catane, le 23 août 2018.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/08/2018

Une enquête judiciaire vise le ministre de l'Intérieur italien pour "séquestration de personnes, arrestations illégales et abus de pouvoir" dans sa gestion du navire Diciotti. Les quelque 140 migrants à bord ont pu débarquer en Sicile.

La justice italienne a ouvert, samedi 25 août, une enquête contre le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini et son chef de cabinet pour "séquestration de personnes, arrestations illégales et abus de pouvoir" dans l'affaire des migrants retenus à bord du navire Diciotti, qui ont finalement été autorisés à débarquer en Sicile où le navire a accosté lundi soir.

L'enquête a été déclenchée par le parquet de la ville sicilienne d'Agrigente, mais elle sera désormais menée par un "tribunal des ministres" de Palerme, le chef-lieu de cette île du sud. Cette enquête ne constitue toutefois pas un danger dans l'immédiat pour le ministre de l'Intérieur, qui est également le chef de la Ligue (extrême droite), car la procédure devant un "tribunal des ministres" est assez complexe. En outre, son éventuel renvoi en justice requiert l'autorisation du Sénat, où le gouvernement, dont il est également vice-Premier ministre, dispose de la majorité nécessaire pour la refuser.

>> À lire : En Italie, "un racisme exacerbé depuis l’arrivée au pouvoir de Salvini"

La décision de la justice n'a cependant pas entamé la volonté de Matteo Salvini de poursuivre son combat contre l'immigration. "Ils [les magistrats, NDLR] peuvent m'arrêter moi, mais pas la volonté de 60 millions d'Italiens", dont la majorité semble favorable à sa politique, a-t-il dit au cours d'une réunion politique dans le nord de l'Italie. "Le prochain navire peut seulement faire marche arrière et revenir d'où il est venu, ils peuvent ouvrir une enquête contre moi pour ça aussi (...)", a-t-il ajouté.

Fin de l'attente des migrants

Les quelque 150 migrants qui se trouvaient à bord du Diciotti, bateau des garde-côtes italiens bloqué depuis cinq jours dans le port sicilien de Catane, avaient tous quitté le navire dimanche matin, une solution ayant été trouvée la veille pour leur prise en charge.

Le gouvernement italien refusait depuis lundi de laisser débarquer les passagers, majoritairement originaires d'Érythrée, tant que d'autres États de l'UE n'accepteraient pas d'en accueillir quelques uns.

Samedi, l'Albanie avait déjà donné son accord pour accueillir 20 de ces personnes, suivie dans la soirée par l'Irlande, qui avait déclaré être prête à en recevoir 20 à 25, selon le ministère italien des Affaires étrangères. "Je remercie le gouvernement albanais, qui s'est montré plus sérieux que le gouvernement français", a ajouté Matteo Salvini, qui s'en prend régulièrement au président français Emmanuel Macron. D'autres personnes seront logées par l'Église catholique "sans frais" pour le contribuable italien, a précisé Matteo Salvini.

Les responsables italiens ont déclenché vendredi une violente offensive contre l'Union européenne, accusée d'avoir abandonné leur pays dans la gestion de l'immigration. Après avoir menacé l'UE de "payer moins" pour le budget communautaire en raison de l'absence de solidarité, Matteo Salvini est revenu à la charge samedi, promettant que "l'Italie ne votera pas lorsqu'il faudra l'unanimité pour adopter le budget".

Il a reçu le soutien tard dans la soirée du chef du gouvernement, Giuseppe Conte, qui a affirmé travailler en vue d'"exprimer la réserve de l'Italie au plan financier pluriannuel en cours de discussion" à Bruxelles.

Le Commissaire européen à la Migration, Dimitris Avramopoulos, a répliqué au gouvernement italien, dans une interview publiée dimanche par le quotidien La Repubblica : "Je pense que les hommes politiques de votre pays devraient comprendre que vous n'êtes pas seuls en ce moment, que l'Europe cherche à vous aider. Au contraire, qui attaque l'UE se tire une balle dans le pied".

Avec AFP et Reuters

Première publication : 26/08/2018

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