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Canicule à New York, l’US Open débute dans des conditions extrêmes

Novak Djokovic, en "mode survie".
Novak Djokovic, en "mode survie". Timothy A. Clary, AFP

Abandons en série, coups de chaud, pauses inédites… l’édition 2018 de l’US Open s’accommode tant bien que mal de la canicule qui frappe New York. Avec une humidité avoisinant les 80 %, la température frôle parfois les 40 degrés ressentis.

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Des températures dépassant les 35 C° couplées à un taux d’humidité accablant : l'US Open 2018, où Novak Djokovic s'est fait une frayeur pour ses premiers pas mardi 28 août, est plongé sous une chaleur étouffante. Il n'y a qu'à voir les corps ruisselants, les tenues imbibées et les visages rougis des joueuses et des joueurs pour comprendre.

Lundi soir déjà, après son match face à son compatriote David Ferrer qui avait tourné au concours de tee-shirts mouillés, le numéro un mondial Rafael Nadal – qui avait demandé en vain un ventilateur – avait dressé le tableau.

Mardi, les abandons ont fleuri sur les courts new-yorkais. Ça a commencé avec l'Argentin Leonardo Mayer. Puis le Lituanien Ricardas Berankis et le qualifié italien Stefano Travaglia, victime de crampes, ont suivi en début d'après-midi. Ont ensuite complété la liste le Russe Mikhail Youzhny et le Serbe Filip Krajinovic.

Des "conditions extrêmes" qui ont conduit les organisateurs à accorder "dix minutes de pause entre les troisième et quatrième sets" des simples messieurs, une règle mise en place pour la toute première fois à l'US Open et qui sera reconduite "au jour le jour".

Cela n'a toutefois pas empêché la n°2 mondiale Caroline Wozniacki, l'Allemande Angelique Kerber (4e), la Tchèque Petra Kvitova (5e) et la Française Caroline Garcia (6e), comme l'Allemand Alexander Zverev, 4e mondial, et le Croate Marin Cilic (7e) côté messieurs, de franchir le premier tour. La Russe Maria Sharapova les a imités en soirée, non sans être poussée dans ses retranchements par la quasi-quarantenaire suisse Patty Schnyder.

C'est avec humour que Wozniacki a géré la situation caniculaire  : "Aux changements de côté, je me disais que j'étais à la plage, une Margarita à la main !", a plaisanté la Danoise. Mayer, lui, n'avait pas le cœur à rire après son abandon : "Tant qu'un joueur ne sera pas mort, ils (les organisateurs) n'arrêteront pas", a-t-il lâché.

Djokovic "priait pour se sentir mieux"

Pour "Djoko", plongé dans un bain de jouvence depuis son sacre de la renaissance à Wimbledon mi-juillet, tout avait bien commencé. Mais comme beaucoup de joueurs, le Serbe de 31 ans a souffert de la chaleur humide ambiante, au point de perdre le deuxième set et de se retrouver mené 4-2 dans le troisième par le Hongrois Marton Fucsovics (41e). L'ex-numéro un mondial s'est toutefois fait violence avant que la situation ne prenne un tour plus délicat : il a remporté les dix derniers jeux pour s'imposer en quatre sets (6-3, 3-6, 6-4, 6-0) et trois heures pile.

"À la fin du troisième set, je me suis mis à mieux jouer, à mieux frapper la balle. Avant, j'étais en mode survie. Je priais pour me sentir mieux", a reconnu Djokovic, qui a révélé s'être plongé dans un bain glacé, comme son adversaire à côté de lui, lors des dix minutes de pause accordées aux deux joueurs.

Federer, lui, n’a pas peiné

Au contraire de Djokovic, Federer a connu une entrée en matière tranquille face au Japonais Yoshihito Nishioka (177e) : 56 coups gagnants, dont quatorze aces, pour seulement 32 fautes directes, moins de deux heures de jeu.

À désormais 37 ans, Federer, titré sans discontinuer entre 2004 et 2008 à l'US Open, cherche à mettre fin à dix ans de disette à New York, un mois et demi après avoir trébuché dès les quarts de finale sur son gazon chéri de Wimbledon. Il affrontera au deuxième tour le Français Benoît Paire (56e), qui s'était procuré deux balles de match lors de leur précédente rencontre, à Halle en juin.

Avec AFP

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