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Argentine : la banque centrale intervient et fait chuter davantage le peso

Le peso argentin a connu une dépréciation de 12 % depuis le début de la semaine.
Le peso argentin a connu une dépréciation de 12 % depuis le début de la semaine. Eitan Abramovich, AFP

En relevant massivement les taux d'intérêt de la banque centrale argentine, Buenos Aires espérait endiguer la chute du peso. Mais elle n'a fait qu'accroître l'inquiétude de la population qui continue d'acheter des dollars.

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Le peso argentin accentuait sa chute face au dollar américain, jeudi 30 août, après que la banque centrale du pays a relevé son taux directeur de 15 points pour le porter à 60 %, contre 45% précédemment. À 14 h GMT, la devise de la troisième économie du continent s'échangeait à 36,50 pour un dollar, cédant près de la moitié de sa valeur depuis janvier.

Le gouvernement argentin peine à rassurer la population, inquiète en raison du niveau élevé de l'inflation, du ralentissement de l'économie et des conséquences plus larges des turbulences sur les marchés émergents liées à l'appréciation de la monnaie américaine. Conséquence : les Argentins achètent massivement des dollars, monnaie refuge, et la cotation du peso en souffre.

"Nous sommes dans la bonne direction"

Peu avant l'ouverture du marché des changes, le chef du gouvernement Marcos Pena s'est voulu rassurant en soulignant que "l'Argentine allait sortir renforcée du processus de transformation" engagé fin 2015 par le président de centre-droit Mauricio Macri.

"Il n'y a pas d'échec économique, a-t-il assuré. C'est un changement profond, nous sommes dans la bonne direction."

Les turbulences sur le marché des changes, il les attribue à la "vulnérabilité structurelle". "Cela fait des décennies que nous avons un problème de déficit budgétaire et rien n'avait été fait pour le résoudre."

Depuis son arrivée au pouvoir fin 2015, l'administration Macri a réduit de 6 à 3,9 % le déficit budgétaire. En juin, l'Argentine a obtenu un prêt de 50 milliards de dollars au FMI en échange d'un engagement à réduire encore le passif budgétaire, avec un objectif de 1,3 % en 2019.

Les coupes budgétaires "sont la seule solution pour remédier à la vulnérabilité de l'"économie", a justifié le chef du gouvernement.

Avec une inflation cumulée en juillet de 19,6 %, l'économie argentine est au bord de la récession, alors que le gouvernement prévoit une contraction du produit intérieur brut du pays de 1% cette année.

Avec AFP et Reuters

 

 

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