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Des milliers de déplacés après la rupture d'un barrage en Birmanie

Des secouristes tentent d'évacuer des personnes piégées dans leurs maisons après la rupture d'un barrage en Birmanie, mercredi 30 août.
Des secouristes tentent d'évacuer des personnes piégées dans leurs maisons après la rupture d'un barrage en Birmanie, mercredi 30 août. Ye Aung Thu, AFP

Un barrage a cédé, mercredi en Birmanie, après des pluies de torrentielles dans la région de Bago, dans le sud du pays. Plusieurs milliers de personnes ont dû être évacuées.

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Les secours s'organisaient en Birmanie pour évacuer des milliers d'habitants piégés dans leur maison après la rupture d'un barrage, mercredi 29 août, causée par les pluies de la mousson, qui a inondé de nombreux villages et coupé la principale route du pays, ont annoncé les autorités.

Le déversoir du barrage Swar Chaung a cédé sous la pression de l'eau après des pluies torrentielles, provoquant un afflux soudain d'eau qui a inondé les plaines rurales de la région de Bago, à 70 kilomètres au nord-est de Rangoun.

"Il y a plus de 14 000 foyers et quelque 63 000 personnes affectés par les inondations", a annoncé à l'AFP Phyu Lae Lae Tun, responsable du ministère birman des Affaires sociales. Aucun décès n'a pour l'instant été signalé, mais 12 600 personnes ont trouvé refuge dans les 30 camps d'accueil temporaires mis en place pour accueillir les déplacés, selon le gouvernement birman.

Certains habitants, parfois dans l'eau jusqu'à la poitrine, tentaient tant bien que mal de gagner des endroits surélevés pour s'y abriter et d'autres s'entassaient sur des camions ou des tracteurs pour échapper aux inondations, selon des journalistes de l'AFP présents sur un bateau de secouristes.

Un pont autoroutier endommagé

De nombreuses autres personnes demeuraient piégées dans leurs maisons partiellement submergées en attendant les soldats, policiers, pompiers et bénévoles qui s'efforçaient d'évacuer les habitants alors que la nuit tombait sur la région.

Les eaux ont également provoqué l'effondrement partiel d'un pont sur l'autoroute entre Rangoun et Mandalay, les deux plus grandes villes de Birmanie. Le ministre adjoint à la Construction, Kyaw Linn, a indiqué aux journalistes que les piliers du pont s'enfonçaient. "Nous enverrons des plongeurs pour vérifier quand le niveau de l'eau aura baissé", a-t-il précisé.

>> Lire aussi : La Birmanie rejette le rapport de l'ONU sur les "crimes" de son armée contre les Rohingya

Malmené sur la scène internationale avec des accusations de l'ONU sur sa responsabilité dans le "génocide" des musulmans rohingyas, le chef de l'armée Min Aung Hlaing s'est rapidement rendu sur place mercredi.

Cette rupture survient quelques semaines après d'importantes inondations dues aux pluies de mousson, qui avaient forcé 150 000 personnes à fuir leur foyer en Birmanie.

En Asie du Sud-Est, la saison annuelle de la mousson s'étend généralement de juin à novembre. Le Laos, pays voisin de la Birmanie, a également subi le mois dernier des pluies torrentielles qui ont entraîné la rupture d'un barrage, provoquant la mort d'au moins 35 personnes, de nombreux disparus et des milliers de personnes réfugiées dans des abris temporaires.

Avec AFP

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