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Alors que les négociations avec Pyongyang patinent, Donald Trump accuse Pékin

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 29 août 2018.
Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 29 août 2018. Mandel Ngan, AFP

Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois accusé mercredi la Chine d'être responsable de la paralysie des discussions avec la Corée du Nord. Il a par ailleurs estimé inutiles de nouvelles manœuvres avec la Corée du Sud.

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Si les discussions n’avancent pas avec la Corée du Nord, c’est la faute de la Chine. C’est, en somme, ce qu’a affirmé une nouvelle fois le président américain Donald Trump mercredi 29 août. "La Chine complique grandement les choses sur les relations avec la Corée du Nord", a-t-il lancé depuis la Maison Blanche, tout en réaffirmant haut et fort avoir "une relation fantastique" avec Kim Jong-un.

Selon lui, la Chine met des bâtons dans les roues du processus diplomatique en cours en raison des différends commerciaux entre Washington et Pékin, qui s'invectivent à coups de droits de douane sur des milliards de dollars de marchandises. "Nous verrons ce qui va se passer (avec la Corée du Nord) mais je me devais d'agir sur la Chine concernant le commerce car c'était vraiment injuste pour notre pays", a-t-il asséné, déplorant que ses prédécesseurs aient "fermé les yeux" sur ce dossier.

>> À lire aussi : La Corée du Nord poursuit ses activités nucléaires, selon l'AIEA

Dans une série de tweets publiés mercredi soir, le président américain est revenu sur la suspension des manœuvres militaires alliées sur la péninsule coréenne, concession surprise et controversée annoncée lors du sommet de Singapour. Il a réaffirmé sa conviction qu'il n'y avait "aucune raison à ce stade" de dépenser "d'importantes sommes d'argent" pour ces exercices, tout en soulignant qu'il pouvait les remettre en place à tout instant s'il le jugeait nécessaire.

L'annulation, vendredi à la dernière minute, de la visite du secrétaire d’État Mike Pompeo à Pyongyang a été le premier signe tangible d'un blocage dans les discussions. Elle semble avoir été décidée lorsqu'il est devenu manifeste que le chef de la diplomatie américaine n'allait pas obtenir ce qui était en discussion à savoir, selon plusieurs observateurs, un échange "déclaration contre déclaration".

Fin de la guerre de Corée

D'un côté, les États-Unis devaient travailler à une déclaration mettant fin à la guerre de Corée, qui ne s'est conclue en 1953 que par un simple armistice. De l'autre, la Corée du Nord devait fournir une déclaration de ses installations nucléaires, sorte d'inventaire préalable à toute vérification et démantèlement.

Selon le média américain en ligne Vox, Donald Trump avait promis oralement à Kim Jong-un, lors du huis clos de Singapour, de signer une déclaration mettant fin à la guerre de Corée rapidement après ce sommet, et les Nord-Coréens se sentiraient maintenant floués. Interrogée mercredi sur cette promesse, la porte-parole du département d'État, Heather Nauert, n'a pas été en mesure de confirmer ou de démentir.

"Nous pensons que la dénucléarisation doit intervenir avant de nous engager dans d'autres domaines", a-t-elle toutefois déclaré. Priée de dire si ces "autres domaines" comprenaient une telle déclaration de fin de guerre, elle répondu "oui". Certains observateurs estiment en outre que le régime de Kim Jong-un préférerait un traité de paix en bonne et due forme plutôt qu'une simple déclaration.

Avec AFP

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