Accéder au contenu principal

Sénégal : Khalifa Sall, maire de Dakar, condamné à cinq ans de prison en appel

Les soutiens de Khalifa Sall manifestent pour sa libération à Dakar. Une peine de cinq ans de prison vient d'être confirmée en appel.
Les soutiens de Khalifa Sall manifestent pour sa libération à Dakar. Une peine de cinq ans de prison vient d'être confirmée en appel. AFP (archives)

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a été condamné jeudi en appel à cinq ans de prison pour détournement de fonds publics et faux. Grand opposant au président Macky Sall, cette condamnation l'empêche de briguer la mandature suprême en 2019.

PUBLICITÉ

C'est un coup dur pour le maire de Dakar. Khalifa Sall a été condamné en appel, jeudi 30 août, à cinq ans de prison ferme pour escroquerie portant sur des fonds publics et faux. Une décision qui confirme la peine infligée en première instance et l'écarte un peu plus de la course à l'élection présidentielle sénégalaise.

"Le tribunal confirme le jugement pour Khalifa Sall", a indiqué lors d'une audience publique le président de la cour d'appel, en l'absence du maire de la capitale de pays. La cour d'appel a également condamné Khalifa Sall et trois de ses huit coaccusés à verser "solidairement" la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d'euros) à l'État du Sénégal.

En l'état, Khalifa Sall, 62 ans, ne peut pas se présenter pour défier dans les urnes le président sortant Macky Sall en février 2019, comme il en a déclaré l'intention. Il lui reste toutefois la possibilité d'introduire un ultime recours devant la Cour suprême.

"Ses chances de concourir à la présidentielle sont réduites mais pas anéanties"

Khalifa Sall, en détention depuis mars 2017, avait été condamné en première instance pour "escroquerie portant sur des fonds publics" et "faux en écriture", pour le détournement d'environ 2,5 millions d'euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la Ville de Dakar.

Enrichissement illicite

Maire de Dakar depuis 2009, ce dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2019, ce que démentent les responsables de la majorité.

La Cour suprême doit par ailleurs se prononcer jeudi sur un recours en cassation introduit par un autre candidat déclaré à la présidentielle, Karim Wade, fils et ministre de l'ex-président Abdoulaye Wade, condamné en 2015 à six ans de prison pour "enrichissement illicite".

Karim Wade avait vu sa demande d'inscription sur les listes électorales rejetée le 2 juillet, ce qui devrait lui aussi l'empêcher de se présenter.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.