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Migrants vénézuéliens : le gouvernement espagnol propose d'instaurer des quotas

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, en conférence de presse aux côtés du président colombien, Ivan Duque, le 30 août 2018.
Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, en conférence de presse aux côtés du président colombien, Ivan Duque, le 30 août 2018. Raul Arboleda, AFP

En visite en Amérique latine, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a proposé, jeudi 30 août, la mise en place d'un système de quotas pour accueillir les centaines de milliers de migrants vénézuéliens fuyant leur pays en crise.

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"Si nous concevons l'Amérique latine comme une communauté solidaire, il est évident que la répartition par quotas pourrait être une bonne solution", a déclaré Pedro Sanchez dans un entretien avec la radio colombienne Blu Radio jeudi 30 août, avant de faire un parallèle avec la situation en Europe. "C'est un défi [l'immigration] qui affecte non seulement l'Espagne, qui est logiquement à la frontière, mais aussi l'ensemble de l'Union européenne, c'est pour ça qu'il doit y avoir une solidarité entre tous les États membres", a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement espagnol a confirmé cette proposition en conférence de presse commune avec le président colombien Ivan Duque. Il a également annoncé "qu'aujourd'hui à Bruxelles", l'UE avait décidé de "mettre 35 millions d'euros à la disposition de l'Amérique latine pour faire face [à cette crise migratoire]".

>> À lire aussi sur France 24 : "Face à l'afflux de réfugiés vénézuéliens, l'Amérique latine se crispe mais s'organise"

Cet été, une dizaine de pays européens volontaires ont accepté de se répartir une partie des migrants arrivés dans six bateaux en Italie, en Espagne et à Malte. Mais il s'agit d'accords au cas par cas, et le bras de fer se poursuit en Europe, où de profondes divergences existent entre les pays sur cette question. Entre 2015 et 2017, des quotas de répartition de réfugiés avaient été instaurés en Europe, mais plusieurs pays avaient refusé de les appliquer, tandis que d'autres ne s'y étaient pliés qu'au ralenti.

Cette idée de quotas a également été avancée cette semaine par le président brésilien Michel Temer, qui entend limiter l'afflux de Vénézuéliens à la frontière nord. Les services de l'État de Roraima sont submergés par cette marée de réfugiés et que des incidents ont été signalés avec la population.

"Un dialogue entre Vénézuéliens"

Par ailleurs, Pedro Sanchez a appelé à un dialogue entre Vénézuéliens pour tenter de mettre fin à la crise. "Le Venezuela a accueilli beaucoup d'Espagnols pendant la dictature franquiste [...]. Ils ont vécu et prospéré là-bas. Nous sommes donc un pays très solidaire, nous nous sentons très proches du drame qu'est en train de vivre le Venezuela. En conséquence, ce que nous voulons c'est que s'ouvre un dialogue entre Vénézuéliens", a souhaité le chef du gouvernement espagnol.

Fuyant la pauvreté, l'hyperinflation, la faillite des services publics et les pénuries dans leur pays, des centaines de milliers de Vénézuéliens émigrent dans les pays voisins comme le Brésil, la Colombie, l'Équateur, le Pérou et le Chili, mettant cette région sous pression.

Selon les Nations unies, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l'étranger pour une population totale de 30,6 millions de personnes, plus de 1,6 million sont partis depuis 2015. Quelque 90 % d'entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région.

Avec AFP

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