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François Hollande ou l’éternelle tentation du retour

L'ancien président François Hollande, le 18 juin 2018, lors d'une séance de dédicaces à Lille.
L'ancien président François Hollande, le 18 juin 2018, lors d'une séance de dédicaces à Lille. Philippe Huguen, AFP

L’ancien président effectue sa rentrée médiatique, vendredi, à Cherbourg pour une séance de dédicaces de son livre "Les leçons du pouvoir". Une façon de continuer à laisser planer le doute sur un éventuel retour, qui agace au Parti socialiste.

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Décidément, le fantôme de François Hollande n’a pas fini de hanter le Parti socialiste. L’ancien président de la République effectue sa rentrée médiatique, vendredi 31 août, à Cherbourg. Au programme : séance de dédicaces de son livre, "Les leçons du pouvoir" (Stock), et prise de parole, le tout accompagné de son ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve.

François Hollande entend visiblement faire durer la promotion de son livre le plus longtemps possible. Il aurait tort de s’en priver : avec déjà plus de 100 000 exemplaires vendus depuis sa sortie le 11 avril, son essai cartonne en librairie.

De quoi donner, peut-être, un peu d’air au Parti socialiste. Car depuis le congrès du PS et l’élection d’Olivier Faure comme nouveau premier secrétaire, l’espace médiatique a davantage été occupé par François Hollande que par la nouvelle équipe dirigeante du PS. À tel point que l’unique sujet de discussion, lors des jours qui ont précédé la rentrée politique d’Olivier Faure, le 25 août, pour le rendez-vous de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNSER), concernait l’éventuelle venue de l’ex-chef de l’État à La Rochelle.

>> À lire : PS, LR, LFI, RN... une rentrée politique à géométrie variable

Il faut dire que le ton est monté ces dernières semaines. Agacé par l’omniprésence de l’ancien chef de l’État, le premier secrétaire du PS a d’abord tenté de remettre François Hollande à sa place : "Il cherche des lecteurs, moi mon rôle, c’est de chercher des électeurs", affirmait Olivier Faure le 11 juin sur France Info.

Puis, mi-juillet, le dirigeant socialiste est devenu critique : "Si nous avons échoué il y a un an, ça n’est pas le fait du hasard, et c’est ce que je reproche aujourd’hui à deux champions du déni que sont Benoît Hamon et François Hollande : c’est d’être l’un et l’autre dans une forme de réassurance personnelle comme si rien ne s’était passé", assénait-il le 17 juillet sur Public Sénat.

Seuls 17 % des Français espèrent une candidature Hollande en 2022

Mais le 25 août à La Rochelle, Olivier Faure tentait de calmer le jeu. François Hollande "est un acteur de notre présent. Il joue un rôle important dans le dévoilement de l'imposture macroniste, il contribue au réveil du peuple de gauche. Cette contribution est précieuse. Le compter aujourd'hui parmi nous dans nos rangs doit être pour nous tous une fierté."

Une valse-hésitation qui illustre bien l’embarras du premier secrétaire du PS qui ne sait quelle attitude adopter vis-à-vis de cette figure socialiste un peu trop encombrante et dont personne ne connaît réellement les intentions.

>> À lire : Olivier Faure, l'homme qui veut faire renaître le Parti socialiste

François Hollande souhaite-t-il simplement réhabiliter son bilan ? Veut-il pourrir le quinquennat d’Emmanuel Macron en distillant des petites phrases assassines à destination de son successeur ? Ou bien espère-t-il s’imposer comme l’unique candidat de recours possible pour la gauche en 2022 ?

L’ancien président se garde bien de dévoiler ses intentions, mais s’est toujours refusé à annoncer qu’il quittait la vie politique. Il profite des bains de foule que lui vaut chaque séance de dédicaces et égratigne Emmanuel Macron dès que l’occasion se présente. Le succès de sa tournée promotionnelle signifie-t-il pour autant que les électeurs ont envie de le voir à nouveau candidat à l’élection présidentielle ? Pas vraiment à en croire un sondage du Figaro publié le 22 août : seuls 17 % des Français espèrent une candidature de François Hollande en 2022.

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